DOULEURS
A Jeannette Chauvin
Chose promise, chose due. Amicalement
Si je parlais de ma souffrance
Au petit ruisseau gazouilleur,
Ecouterait-il mon malheur
Lui qui nous chante l'espérance ?
Admettrait-elle la fontaine
Que me poursuivent tant d'échos,
Que mon bonheur a fait fiasco
Et que la douleur me malmène ?
Sans doute qu'il pourrait comprendre
Le bel et doux et frêle oiseau.
Mais dans son nid sur le côteau
Il s'affaire trop pour m'entendre.
Si je contais au bois ma peine,
Les rameaux en gémiraient-ils ?
Eux, si tendres dans leur avril,
Que savent-ils de l'âme humaine ?
Si je murmurais au brin d'herbe
Le lourd secret qui pèse en moi,
Il consolerait mon émoi
Mais pas mes souvenirs en gerbes.
Si je disais au vent qui passe
Combien souffre mon coeur meurtri
Emporterait-il avec lui
Mon mal pour en remplir l'espace ?
Ce mal profond de tout mon être
Si je le confiais au soleil
Dont le pouvoir est sans pareil,
Il me réchaufferait peut-être.
Mais moi je préfère le taire
Cet amour qui m'ensorcela.
Je le garde entier pour moi
Et vous n'en saurez rien mes frères.
Betton (35) été 2002/ La Harmoye (22) Octobre 2012
Chose promise, chose due. Amicalement
Si je parlais de ma souffrance
Au petit ruisseau gazouilleur,
Ecouterait-il mon malheur
Lui qui nous chante l'espérance ?
Admettrait-elle la fontaine
Que me poursuivent tant d'échos,
Que mon bonheur a fait fiasco
Et que la douleur me malmène ?
Sans doute qu'il pourrait comprendre
Le bel et doux et frêle oiseau.
Mais dans son nid sur le côteau
Il s'affaire trop pour m'entendre.
Si je contais au bois ma peine,
Les rameaux en gémiraient-ils ?
Eux, si tendres dans leur avril,
Que savent-ils de l'âme humaine ?
Si je murmurais au brin d'herbe
Le lourd secret qui pèse en moi,
Il consolerait mon émoi
Mais pas mes souvenirs en gerbes.
Si je disais au vent qui passe
Combien souffre mon coeur meurtri
Emporterait-il avec lui
Mon mal pour en remplir l'espace ?
Ce mal profond de tout mon être
Si je le confiais au soleil
Dont le pouvoir est sans pareil,
Il me réchaufferait peut-être.
Mais moi je préfère le taire
Cet amour qui m'ensorcela.
Je le garde entier pour moi
Et vous n'en saurez rien mes frères.
Betton (35) été 2002/ La Harmoye (22) Octobre 2012
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5 commentaires
rivaudais · le mercredi 7 novembre 2012 à 23:33
http://www.mespoemes.net/rivaudais
rivaudais · le mercredi 7 novembre 2012 à 23:40
10 ans pour finir un poème!... C'est long mais pas assez pour oublier. Après la mort de mon épouse, j'ai essayé de "poétiser" pour "tenir le coup". Je n'ai pas toujours, pas souvent même, réussi
à soulager ma souffrance de cette façon. Et il m' a fallu tout ce temps pour conclure ce que je cherchais à exprimer. Car la douleur n'est plus mais le souvenir reste intact, ravivé encore par une expérience malheureuse et -trop-récente.
http://www.mespoemes.net/rivaudais
José · le jeudi 8 novembre 2012 à 08:48
Amitiés.
pegaze · le jeudi 8 novembre 2012 à 15:55
http://www.mespoemes.net/pegaze
poesie101 · le jeudi 8 novembre 2012 à 20:28
Mes amitiés,
Maxime
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