NU LE POETE !

Ce poème a été écrit pour la première nuit blanche qui se déroula dans la Capitale le 5 et 6 octobre. Toute une nuit, nous avons présenté des slameurs et des slameuses qui déclamait des textes. Puis fut arrivé le moment de la scène des dénudés. A ce moment-là,
NU LE POÈTE
Déshabillez-moi le poète,
Qui est sur la scène nu comme un vers,
Pour gagner son verre de lait que l’on fouette,
Dans cet horizon d’un idéal pervers.
Déshabillez-moi le philosophe,
Qui assemble ces mots en élégies,
Dans ces lignes misent en strophes,
D’un portrait personnel en effigie.
Déshabillez-moi la jeunesse,
Qui s’ennuie à mourir de solitude,
Derrière les barreaux de l’espoir que l’on blesse,
Simplement pour lui faire perdre de l’altitude.
Déshabillez-moi cette vieillesse impure,
Qui a meurtri l’Humanité,
Dans la haine devenue valeur sure,
De l’amour devenu stupidité.
Déshabillez-moi cette société,
Qui ne pense qu’à l’argent facile,
Des placements en bourse inquiétés
Par un Ben Laden devenu indélébile.
Déshabillez-moi mon âme,
Qui s’est laissé prendre au jeu,
Dans l’amour d’une grande dame,
D’un amour devenu dangereux.
Déshabillez-moi cet instrument,
Guidé par mon poignée mou,
Qui vous mènera jusqu’à l’épuisement
Car je le dis maintenant : déshabillez-vous !
Texte mis à nu et présenté lors de « la nuit blanche » du SLAM
Paris, scène : « Les dénudés ».
Le18 septembre 2002
THIERRY ROBERTSON
NU LE POÈTE
Déshabillez-moi le poète,
Qui est sur la scène nu comme un vers,
Pour gagner son verre de lait que l’on fouette,
Dans cet horizon d’un idéal pervers.
Déshabillez-moi le philosophe,
Qui assemble ces mots en élégies,
Dans ces lignes misent en strophes,
D’un portrait personnel en effigie.
Déshabillez-moi la jeunesse,
Qui s’ennuie à mourir de solitude,
Derrière les barreaux de l’espoir que l’on blesse,
Simplement pour lui faire perdre de l’altitude.
Déshabillez-moi cette vieillesse impure,
Qui a meurtri l’Humanité,
Dans la haine devenue valeur sure,
De l’amour devenu stupidité.
Déshabillez-moi cette société,
Qui ne pense qu’à l’argent facile,
Des placements en bourse inquiétés
Par un Ben Laden devenu indélébile.
Déshabillez-moi mon âme,
Qui s’est laissé prendre au jeu,
Dans l’amour d’une grande dame,
D’un amour devenu dangereux.
Déshabillez-moi cet instrument,
Guidé par mon poignée mou,
Qui vous mènera jusqu’à l’épuisement
Car je le dis maintenant : déshabillez-vous !
Texte mis à nu et présenté lors de « la nuit blanche » du SLAM
Paris, scène : « Les dénudés ».
Le18 septembre 2002
THIERRY ROBERTSON
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