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Poèmes de l'archange Gabriel.

LA RUE DES FEMMES

Le mercredi 4 décembre 2013 à 06:37, posté par THIERRY ROBERTSON · 112 lectures

Dans le Groupe d'Entraide Mutuelle l'Entre-Temps de Saint Denis (93), nous avions un atelier studio musical à Barbès Rochechouard. Nous jouions de la musique pendant que d'autres faisaient de l'improvisation. J'ai immortalisé cinq texte de ce moment dont celui-ci, étant un féministe très convaincu. Ce poème m'a été inspiré d'une récit de Bernard Werber dans le livre "L'Arbre de Possibles" où il a mit de très nombreuses nouvelles dont une avec des femmes, et seulement des femmes.
Texte mis en musique avec ma petite Aude, ma collègue animatrice.

LA RUE DES FEMMES


Fermer bien vos yeux,
Cher public si curieux
D'écouter les textes du sage
D'une poésie d'un nouvel âge
Pour vous transporter dans l'imaginaire,
Sur notre planète en manque d'air
Car cela fera du bien à vos nerfs
Mise à rude épreuve par tous ces pervers,
Je vous transporte dans la rue des femmes
Celles qui en ont eu assez d'être en blâme.
L'homme n'avait qu'à se contenir,
L'homme n'avait qu'à bien se tenir.

Je vois cette grande rue
Aux trottoirs perte de vue
Où comme le seul point n'est que l'horizon
Et je n'aperçois même pas le gazon.
Dans la hauteur, il n'y a que des tours
Dans toutes les artères de ce faubourg
Je suis devenu invisible
Et heureusement, sinon je risquerais d'être un nuisible
Dans cette rue des femmes
Celles qui en ont eu assez des blâmes.
L'homme n'avait qu'à se contenir,
L'homme n'avait qu'à bien se tenir.


Elles tiennent leurs enfants par la main
Et ce n'est que des filles en ce petit matin
Car l'homme n'écoutait que son égaux
Oubliant que les devoir conjugaux
Etaient avant tout de protéger
Sa famille face aux dangers,
De prendre part aux tâche ménagères
En passant le chiffon sur l'étagère
Pour éviter qu'un jour, il n'y ai qu'une rue des femmes
Celles qui en ont eu assez des blâmes.
L'homme n'avait qu'à se contenir,
L'homme n'avait qu'à bien se tenir.


L'homme ne pensait qu'aux coups
Qu'il l'emportait comme un fou
Dans sa relation conjugale
Certains d'entre eux étaient fatales.
La femme ne pensait pas à porter plainte,
Elle cherchait juste à les éviter par des feintes
Mais l'homme n'était pas de cet avis
Et parfois il lui prenait la vie.
C'est comme cela qu'elle créa une première rue des femmes
Celles qui en ont eu assez des blâmes.
L'homme n'avait qu'à se contenir,
L'homme n'avait qu'à bien se tenir.



Alors elle décida subitement
De refuser la servitude gratuitement
Dans ceux qui voyaient le voile
Comme une obligation dans sa toile
De capturer et garder dans l'emprisonnement
Ces visages sans aucun raisonnement
De la soumission de ces étoiles
Si belle quand elles sont à poil
Une rue des femmes
Celles qui en ont eu assez des blâmes.
L'homme n'avait qu'à se contenir,
L'homme n'avait qu'à bien se tenir.


Alors elle a décidé de mettre bas
Seule ses enfants qu'elle enrobas
D'un amour uniquement féminin
En fabriquant un véritable venin
Qui tuerais dans l'enfantement
Tous les mâles sans accouchement
Pour devenir unique dans un monde
Où elles se retrouverais féconde
Dans un univers d'une rue des femmes
Celles qui en ont eu assez des blâmes.
L'homme n'avait qu'à se contenir,
L'homme n'avait qu'à bien se tenir.


L'homme ne pensait qu'à la guerre
Il ne creusait que des cratères
L'invita même chez les militaires
Lui faisant à la richesse des comptes bancaires
Lui offrant même des ministères
De la santé bucco-dentaire
Dans des lois qui deviendraient forfaitaires
Faisant mine d'une société égalitaires
Mais elle décida de créer une rue des femmes
Celles qui en ont eu assez des blâmes.
L'homme n'avait qu'à se contenir,
L'homme n'avait qu'à bien se tenir.


Et je vois cette rue qui va loin, loin, loin, très loin
Sans qu'aucune d'entres elles ne dressent les poings
Avec comme seul et unique point l'horizon
Et comme seul et unique hauteur la véritable raison
La paix sans bombes nucléaires
Que l'homme déclencha depuis les artères
Des tubes d'acier des sous-marins
Déclencha une réaction en chaîne brisant les reins
Pour écraser l'idée d'une rue des femmes
Celles qui en ont eu assez des blâmes.
L'homme n'avait qu'à se contenir,
L'homme n'avait qu'à bien se tenir.


Maintenant dans ce délicieux rêve
De ce texte, une nouvelle brève,
Je vois qu'elles protègent la vie de tous les animaux,
Qu'elles cultivent les légumes bios
Et ceci de Paris à Sydney et de Pékin à Rio
Dans une réflexion sans penser, au passé rempli de maux
Car l'avenir appartient à leur âme
Que l'homme a osé blessé d'une lame
Et leur permettre de créer cette rue des femmes
Celles qui en ont eu assez des blâmes.
L'homme n'avait qu'à se contenir,
L'homme n'avait qu'à bien se tenir.

Mais elles ont eu leur revanche
Celles qui jadis étaient des pervenches
Etant juste bonne à coller des papillons
Ou entretenir le foyer, un pavillon
Pour vivre leur vie aux maux bénins
De vivre une société au féminin
Sans autre sexe encombrant
Et au travers de leur cœur défibrant
Pour créer cette rue des femmes
Celles qui en ont eu assez des blâmes.
L'homme n'avait qu'à se contenir,
L'homme n'avait qu'à bien se tenir.


Le 25 novembre 2005
Journée des droits de la femme.
THIERRY ROBERTSON

Sur une musique collective
Des GEM de Saint-Denis et Montreuil.
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