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Poèmes de l'archange Gabriel.

FAUCHE

Le jeudi 5 décembre 2013 à 07:08, posté par THIERRY ROBERTSON · 109 lectures

J'adore cette belle rousse quand elle nous transforme ses si belles créations en remix, vous savez les chansons originales revues et corrigées et adaptées pour des soirées.
mais ceci n'est que de la musique alors que la parole peut aussi être "remixée".
J'ai fait ce parie et j'y suis arrivé en commençant par ce texte et j'en ai fait depuis.
Voici le premier texte.

FAUCHE
(Remix “Ficher” first slam club)

J’ai constaté que toute l’année, le peuple est fauché

En janvier,
Après les fêtes
Vu notre tête
Nous sommes fauchés.

En février,
Arrive le premier tiers
En faisant notre déclaration peu fier
Car nous sommes fauchés

En mars,
C’est un moment de trêve
Dans un hivers qui s’achève
Mais nous restons fauchés.

En avril,
Arrive la Pâque
Sous l’œuf qui craque
Et nous sommes encore fauchés

En mai,
Viennent enfin les beaux jours
Sous les ponts un peu trop courts
Puisque les SDF sont fauchés

En juin,
Les réservations pour les vacances
Vont bon train sous l’offense
De ceux qui restent là, fauchés.

En juillet,
Certain partent en vacances
Car c’est un mois de retour en enfance
Dans les jeux de famille qui vont nous fauchés.

En août,
C’est sous une grosse canicule
Que la mort frappe de ses tentacules
Sur les vieillards abandonnés, fauchés.

En septembre,
C’est l’heure de la rentrée
Dans un bilan concentré
Ouvriers et paysans restent fauchés.

En octobre,
C’est le paiement du solde
Du retard sous la révolte
Où l’on devient encore plus fauchés.

En novembre,
C’est l’appel du local
Pour payer une décentralisation bancale
Où les institutions sont aussi fauchés.

En décembre,
C’est la grande réunion
Où un type nommé Jésus a cru en l’illusion
De ceux qui étaient et resteront fauchés.

Et durant toute l’année
Il y a la bourse des riches
Qui nous balayent à coup de pied de biche
Dans un jeu plein de combines et de triches,
Font que nous sommes toujours fauchés.

Alors je vous le dis,
Les paysans sont fauchés.
Les ouvriers sont fauchés.
Les institutions sont fauchés.
Les retraités sont fauchés
Et les artistes seront fauchés.

Par contre la classe bourgeoise n’est pas fauchée

Alors pour une moisson abondante,
Au travers de nos différences et de nos cultures,
Fauchons leur le blé pour les planter.

Le 6 mai 2004
THIERRY ROBERTSON
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