Politiquement correct
Il faut être politiquement correct
Ne dire que ce que les autres veulent entendre
Taire ses pensées profonde
Ne surtout pas faire la tête
Toujours tout comprendre
Ne pas briser la ronde.
On ne veut pas savoir vos douleurs
Ce n'est vraiment pas passionnant
Mais vous à tout heure,
Vous prenez le mal des gens.
Vos cicatrices et vos peurs,
Ne sont pas à l'ordre du jour
On se fout de votre cœur
De vos histoires d'amour.
Il faut être politiquement correct
Du matin jusqu'au soir,
Même si personne ne respecte
Votre perte d'espoir.
D'ailleurs il ne faut pas la montrer
Il ne faut pas en parler
Non ne rien afficher
Car au final on pense que vous le méritiez.
On ne cherche pas à souffrir
On ne recherche pas la douleur
On préfèrerait offrir
De la douceur à notre coeur.
On ne fait pas n'importe quoi
On est naif de la méchanceté
Au fond de nous on croit
Que tout le monde a une beauté.
C'est là que le piège se referme
Vous devenez votre prisonnier
Trahison, mensonge voilà ce que vous récoltez
Alors que ce n'est pas ce que votre coeur sème.
Vous faite le deuil de vos rêves,
Votre coeur et corps se taisent,
Vous faites du politiquement correct
Alors que vous souhaitez crier comme une bête.
Mais voilà, tout n'est pas à dire,
Il faut se protéger des rires,
Ne pas tout dévoiler
Pour garder encore un peu de dignité.
Sandou
Ne dire que ce que les autres veulent entendre
Taire ses pensées profonde
Ne surtout pas faire la tête
Toujours tout comprendre
Ne pas briser la ronde.
On ne veut pas savoir vos douleurs
Ce n'est vraiment pas passionnant
Mais vous à tout heure,
Vous prenez le mal des gens.
Vos cicatrices et vos peurs,
Ne sont pas à l'ordre du jour
On se fout de votre cœur
De vos histoires d'amour.
Il faut être politiquement correct
Du matin jusqu'au soir,
Même si personne ne respecte
Votre perte d'espoir.
D'ailleurs il ne faut pas la montrer
Il ne faut pas en parler
Non ne rien afficher
Car au final on pense que vous le méritiez.
On ne cherche pas à souffrir
On ne recherche pas la douleur
On préfèrerait offrir
De la douceur à notre coeur.
On ne fait pas n'importe quoi
On est naif de la méchanceté
Au fond de nous on croit
Que tout le monde a une beauté.
C'est là que le piège se referme
Vous devenez votre prisonnier
Trahison, mensonge voilà ce que vous récoltez
Alors que ce n'est pas ce que votre coeur sème.
Vous faite le deuil de vos rêves,
Votre coeur et corps se taisent,
Vous faites du politiquement correct
Alors que vous souhaitez crier comme une bête.
Mais voilà, tout n'est pas à dire,
Il faut se protéger des rires,
Ne pas tout dévoiler
Pour garder encore un peu de dignité.
Sandou
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8 commentaires
violette · le mardi 15 septembre 2015 à 16:54
mais est-on indigne d'être ce que l'on est et de le dire quand on n'a personne à qui parler ?
et ce que l'on dit est si bien dit
je vais vous mettre un poème en réponse qui est d'un ami qui prenait ma défense à ce sujet
*merci de cet abord
violette · le mardi 15 septembre 2015 à 16:56
A ceux qui s’étonnent de ce que la créativité trouve en la douleur sa vivifiante beauté
Eh quoi ! Trouveriez-vous à ce point anormal
Qu’un auteur épanchât son cœur en encre noire ?
Moi, je serais fâché qu’il me le chantât mal
Or, s’il m’enchante bien j’aime son exutoire !
Aucun sujet, jamais, n’est étranger à l’art
Quand la nécessité de s’exprimer s’impose ;
Mais il faut rejeter l’artifice d’un fard
Qui masquerait la vie en la peignant en rose.
Qu’il rime ce qu’il aime ou qui lui fait tourment,
A son gré ! Seul importe au Poète de dire
Et puis, s’il le dit bien, quoi qu’il dise vraiment,
Quiconque n’a le droit de mépriser sa lyre !
C’est au fond de son « moi » que puise un créateur
Que l’expressivité retient seule en survie ;
Et si de la souffrance il a fait le moteur
Bellement de son art, je la prends en envie !
J’aime les mots flambants et les traits pleins d’ardeur,
L’esprit qui se révolte en un corps qui s’attriste ;
J’aime toute beauté qui n’a plus d’impudeur
Que le nu sublimé par la main de l’artiste.
Moi-même, en écrivant, n’ai-je porté mes pas
En cette poésie ? Et j’en sais le courage
Qui peut se résumer par « en avoir ou pas »…
Or, j’eusse voulu bien en avoir davantage !
Jamais des vieux clichés le goût ne m’a séduit,
Qui gomment telle audace, arrondissent tel angle,
Quand l’Art, a dit Rouault, est « un cri dans la nuit,
Un sanglot qui s’étouffe, un rire qui s’étrangle » !
Alors, quel morne esprit saurait, au demeurant,
Préférer le banal à la grandeur fertile :
Domergue à Picasso, Saint-Aubin à Rembrandt ?
Peut-on sacrifier Rimbaud à du Delille ?
Ainsi me serait-il une insigne faveur
De dégorger ma vie en un style admirable
Et je cracherais bien mes tripes et mon cœur
Si j’avais ce talent de force formidable !
« Nul n’ignore que la poésie est une solitude effrayante, une malédiction de naissance, une maladie de l’âme ». (Jean Cocteau)
« L’homme est un apprenti, la douleur est son maître
Et nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert. » (Alfred de Musset)
« Boucher, c’est gai mais mauvais ;
Rembrandt, c’est triste mais beau ;
Le Grand art n’a jamais fait rire ».
(Bernard Buffet)
Réponses
A ceux qui s’étonnent de ce que la créativité trouve en la douleur sa vivifiante beauté
Eh quoi ! Trouveriez-vous à ce point anormal
Qu’un auteur épanchât son cœur en encre noire ?
Moi, je serais fâché qu’il me le chantât mal
Or, s’il m’enchante bien j’aime son exutoire !
Aucun sujet, jamais, n’est étranger à l’art
Quand la nécessité de s’exprimer s’impose ;
Mais il faut rejeter l’artifice d’un fard
Qui masquerait la vie en la peignant en rose.
Qu’il rime ce qu’il aime ou qui lui fait tourment,
A son gré ! Seul importe au Poète de dire
Et puis, s’il le dit bien, quoi qu’il dise vraiment,
Quiconque n’a le droit de mépriser sa lyre !
C’est au fond de son « moi » que puise un créateur
Que l’expressivité retient seule en survie ;
Et si de la souffrance il a fait le moteur
Bellement de son art, je la prends en envie !
J’aime les mots flambants et les traits pleins d’ardeur,
L’esprit qui se révolte en un corps qui s’attriste ;
J’aime toute beauté qui n’a plus d’impudeur
Que le nu sublimé par la main de l’artiste.
Moi-même, en écrivant, n’ai-je porté mes pas
En cette poésie ? Et j’en sais le courage
Qui peut se résumer par « en avoir ou pas »…
Or, j’eusse voulu bien en avoir davantage !
Jamais des vieux clichés le goût ne m’a séduit,
Qui gomment telle audace, arrondissent tel angle,
Quand l’Art, a dit Rouault, est « un cri dans la nuit,
Un sanglot qui s’étouffe, un rire qui s’étrangle » !
Alors, quel morne esprit saurait, au demeurant,
Préférer le banal à la grandeur fertile :
Domergue à Picasso, Saint-Aubin à Rembrandt ?
Peut-on sacrifier Rimbaud à du Delille ?
Ainsi me serait-il une insigne faveur
De dégorger ma vie en un style admirable
Et je cracherais bien mes tripes et mon cœur
Si j’avais ce talent de force formidable !
« Nul n’ignore que la poésie est une solitude effrayante, une malédiction de naissance, une maladie de l’âme ». (Jean Cocteau)
« L’homme est un apprenti, la douleur est son maître
Et nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert. » (Alfred de Musset)
« Boucher, c’est gai mais mauvais ;
Rembrandt, c’est triste mais beau ;
Le Grand art n’a jamais fait rire ».
(Bernard Buffet)
violette · le mardi 15 septembre 2015 à 17:01
dommage que l'on ne puisse se corriger soi-même
Sandou70 · le mardi 15 septembre 2015 à 17:10
Merci pour votre commentaire et d'avoir partagé le poème de votre ami.
Amitiés Sandou
violette · le mardi 15 septembre 2015 à 20:00
ce que vous dites est parfait
je voulais juste vous appuyer
amitié
harmosava · le mardi 15 septembre 2015 à 20:10
domidom · le mardi 15 septembre 2015 à 22:06
Amicalement, Domie...
sandou70 · le jeudi 22 octobre 2015 à 15:41
Toutes mes amitiés.
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