Trilogie de la séparation
Trois poèmes indissociables que j'ai regroupé ici
-------------------------------------------------------------------
Séparation
Sous nos pas alanguis le tapis mordoré
Que l'automne a tissé se délite et périt.
La saison des esprits a tendu sur nos têtes
Une grise couette essaimant son ennui.
L’opiniâtre tailleur son ouvrage accompli
Me recouvre la vie d’un manteau de douleur :
Cent bobines de pluie que ses doigts élancés
Muent en cape glacée couleur mélancolie.
De ce drap prisonnier privé de ta chaleur
Je moissonne mes pleurs. Pour une éternité ?
Reverrais-je jamais seule étoile en ma vie
Sous ce voile de nuit ta lumière briller ?
Tes peines ignorées par mon aveuglement,
Un arbre de tourments en ton être a germé.
L’amour s’est retiré de ton cœur souvent seul
Ceint du même linceul que mon âme châtiée.
B.
(novembre 2004 – révisé en 2006)
-------------------------------------------------------------------
Désespoir
Les titans aveuglants aux cuirasses de verre
Dont les marbres hautains ignorent mes tourments
Dévorent l’horizon que mon regard espère
Et m’offrent le miroir d’un jour désespérant.
Vers les cieux azurés ils élancent leurs cimes
Offrant au feu d’Hélios leurs flancs immaculés
Quand mon âme clouée aux tréfonds de l’abîme
Endure son martyr dans la bise glacée.
Surmonter la douleur pour toucher la lumière
Parait inaccessible à mon cœur oppressé,
Le mur de l’avenir, comme ces tours de fer,
Ne m’offrant à gravir aucune aspérité.
B.
(novembre 2004 – révisé en 2006)
-------------------------------------------------------------------
Partie
Soufflée par un blizzard que nul n'avait prévu
La flamme s'est éteinte et tu t'en es allée.
Le logis silencieux que tu n'arpentes plus
Ne renvoie que l'écho de mes sanglots muets.
Ton absence se mue en un spectre éthéré
Que j'étreins chaque soir en mes bras inutiles.
Des bonheurs endormis rejaillissant par mille,
Souvenirs de jadis, obsèdent mes pensées.
Mon regard embué embrasse des tableaux
Où couchée sur la toile apparaît ton image,
Un sourire éclairant ton merveilleux visage
Et tes yeux soucieux captifs d'une photo.
La douce symphonie de ta voix apaisante
Laisse place au silence entre les quatre murs
Du théâtre feutré qu'est mon âme souffrante
Où l'orchestre a joué sa dernière mesure.
Les larmes de ce monde inondé de douleur
S'écoulent en torrent dans les pluies de mon cœur
Qui en manque de toi, refuse d'accepter
Que notre vie à deux puisse être terminée.
B.
(décembre 2004 – révisé en 2006)
-------------------------------------------------------------------
Séparation
Sous nos pas alanguis le tapis mordoré
Que l'automne a tissé se délite et périt.
La saison des esprits a tendu sur nos têtes
Une grise couette essaimant son ennui.
L’opiniâtre tailleur son ouvrage accompli
Me recouvre la vie d’un manteau de douleur :
Cent bobines de pluie que ses doigts élancés
Muent en cape glacée couleur mélancolie.
De ce drap prisonnier privé de ta chaleur
Je moissonne mes pleurs. Pour une éternité ?
Reverrais-je jamais seule étoile en ma vie
Sous ce voile de nuit ta lumière briller ?
Tes peines ignorées par mon aveuglement,
Un arbre de tourments en ton être a germé.
L’amour s’est retiré de ton cœur souvent seul
Ceint du même linceul que mon âme châtiée.
B.
(novembre 2004 – révisé en 2006)
-------------------------------------------------------------------
Désespoir
Les titans aveuglants aux cuirasses de verre
Dont les marbres hautains ignorent mes tourments
Dévorent l’horizon que mon regard espère
Et m’offrent le miroir d’un jour désespérant.
Vers les cieux azurés ils élancent leurs cimes
Offrant au feu d’Hélios leurs flancs immaculés
Quand mon âme clouée aux tréfonds de l’abîme
Endure son martyr dans la bise glacée.
Surmonter la douleur pour toucher la lumière
Parait inaccessible à mon cœur oppressé,
Le mur de l’avenir, comme ces tours de fer,
Ne m’offrant à gravir aucune aspérité.
B.
(novembre 2004 – révisé en 2006)
-------------------------------------------------------------------
Partie
Soufflée par un blizzard que nul n'avait prévu
La flamme s'est éteinte et tu t'en es allée.
Le logis silencieux que tu n'arpentes plus
Ne renvoie que l'écho de mes sanglots muets.
Ton absence se mue en un spectre éthéré
Que j'étreins chaque soir en mes bras inutiles.
Des bonheurs endormis rejaillissant par mille,
Souvenirs de jadis, obsèdent mes pensées.
Mon regard embué embrasse des tableaux
Où couchée sur la toile apparaît ton image,
Un sourire éclairant ton merveilleux visage
Et tes yeux soucieux captifs d'une photo.
La douce symphonie de ta voix apaisante
Laisse place au silence entre les quatre murs
Du théâtre feutré qu'est mon âme souffrante
Où l'orchestre a joué sa dernière mesure.
Les larmes de ce monde inondé de douleur
S'écoulent en torrent dans les pluies de mon cœur
Qui en manque de toi, refuse d'accepter
Que notre vie à deux puisse être terminée.
B.
(décembre 2004 – révisé en 2006)

9 commentaires
Marie · le dimanche 3 avril 2005 à 02:05
Panopa · le dimanche 3 avril 2005 à 08:43
Réjane · le dimanche 3 avril 2005 à 08:44
Aube · le dimanche 3 avril 2005 à 14:44
Ghislaine · le dimanche 3 avril 2005 à 23:03
Givence · le lundi 4 avril 2005 à 18:16
Petite Fée · le dimanche 10 juillet 2005 à 22:04
cyrael · le mardi 4 octobre 2005 à 21:27
Dago Laborel (rivages et tombants) · le samedi 5 janvier 2008 à 09:45
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.