Douleur
Douleur
Je ne peux me soustraire à la sentence amère.
Je m’y suis résigné : rien ne peut me sauver.
Assis là je l’attends, si proche maintenant.
Inutile de fuir ce qui doit advenir.
En mon être tremblant, sombre avertissement,
Je sens son pas pesant, concert de craquements.
La résonance sourde en l'atmosphère lourde
Rythme les battements qui agitent mon sang.
Crissements de métal soufflent un vent glacial.
Sifflements dans l'air vif que lacèrent ses griffes.
Bruissements des rasoirs déchiquettent l’espoir.
Hurlements d'une lame et s'écoulent mes larmes.
Aucun bruit à présent. Silence assourdissant,
Fruit de la solitude éveillant l’inquiétude.
Aurait-il renoncé ? Ou l’aurais-je rêvé ?
Seigneur de la douleur, abrège ma terreur !
Un mur vole en éclats et soudain il est là :
Créature d’argent hérissée de piquants.
Le sinistre géant aux chromes aveuglants,
Brûle mes cauchemars de son rouge regard.
Mille aiguillons de feu me dévorent les yeux.
Et je sens la cisaille entrant dans mes entrailles.
Hurlent mes chairs meurtries mutilées par les scies.
Ecorchent les couteaux jusqu’à goûter mes os.
Il est temps que je crève et je prie qu'il m'achève.
Mais il s’en est allé me laissant épinglé
A l’arbre de douleur, une épine en mon cœur,
Eternelle agonie à l’orée de la nuit.
B.
(mars 2005 – révisé en 2006)
Librement inspiré d’Hypérion de Dan Simmons
Je ne peux me soustraire à la sentence amère.
Je m’y suis résigné : rien ne peut me sauver.
Assis là je l’attends, si proche maintenant.
Inutile de fuir ce qui doit advenir.
En mon être tremblant, sombre avertissement,
Je sens son pas pesant, concert de craquements.
La résonance sourde en l'atmosphère lourde
Rythme les battements qui agitent mon sang.
Crissements de métal soufflent un vent glacial.
Sifflements dans l'air vif que lacèrent ses griffes.
Bruissements des rasoirs déchiquettent l’espoir.
Hurlements d'une lame et s'écoulent mes larmes.
Aucun bruit à présent. Silence assourdissant,
Fruit de la solitude éveillant l’inquiétude.
Aurait-il renoncé ? Ou l’aurais-je rêvé ?
Seigneur de la douleur, abrège ma terreur !
Un mur vole en éclats et soudain il est là :
Créature d’argent hérissée de piquants.
Le sinistre géant aux chromes aveuglants,
Brûle mes cauchemars de son rouge regard.
Mille aiguillons de feu me dévorent les yeux.
Et je sens la cisaille entrant dans mes entrailles.
Hurlent mes chairs meurtries mutilées par les scies.
Ecorchent les couteaux jusqu’à goûter mes os.
Il est temps que je crève et je prie qu'il m'achève.
Mais il s’en est allé me laissant épinglé
A l’arbre de douleur, une épine en mon cœur,
Eternelle agonie à l’orée de la nuit.
B.
(mars 2005 – révisé en 2006)
Librement inspiré d’Hypérion de Dan Simmons

4 commentaires
Marie · le mercredi 20 juillet 2005 à 09:28
Sans Nom · le mercredi 20 juillet 2005 à 12:59
macha · le mercredi 27 juillet 2005 à 11:25
cyrael · le mardi 4 octobre 2005 à 20:51
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