INSTANTS SUSPENDUS .............

Je débarquais quand en moi s'immisçait le trouble
ô combien je vous bénis mes chers grands-parents
Qui pour me recevoir mettaient les bouchées doubles
Je n'étais encore qu'une fragile enfant .............
Grand-mère imperturbable,fondue en la pénombre
Toujours assise à même loge,quasi muette
A la chandelle tricotait avec les ombres
Rythmée par l'horloge interminables chaussettes .............
C'était mon Dieu,frappant à grands coups sur la grole
Artisan cordonnier était feu mon ailleul
Le vénérais telle sainte avec son auréole
Sous son oeil bleu acier,qu'il avait de la gueule ! ...........
Epuisé de labeur en fin d'après-midi
Me prenant la main m'emmenait Quai Lamartine
Avec la voix du coeur me disant "viens ma Mimi"
Ma joie s'illuminait sous mes rondeurs câlines..........
Marchions en silence,pas de mots pour l'amour
Dans miroir de la Saône ferrait le goujon
Fier,ému me montrait sa barque des grands jours
Instants suspendus,à ma mémoire si bons ! .....................
ô combien je vous bénis mes chers grands-parents
Qui pour me recevoir mettaient les bouchées doubles
Je n'étais encore qu'une fragile enfant .............
Grand-mère imperturbable,fondue en la pénombre
Toujours assise à même loge,quasi muette
A la chandelle tricotait avec les ombres
Rythmée par l'horloge interminables chaussettes .............
C'était mon Dieu,frappant à grands coups sur la grole
Artisan cordonnier était feu mon ailleul
Le vénérais telle sainte avec son auréole
Sous son oeil bleu acier,qu'il avait de la gueule ! ...........
Epuisé de labeur en fin d'après-midi
Me prenant la main m'emmenait Quai Lamartine
Avec la voix du coeur me disant "viens ma Mimi"
Ma joie s'illuminait sous mes rondeurs câlines..........
Marchions en silence,pas de mots pour l'amour
Dans miroir de la Saône ferrait le goujon
Fier,ému me montrait sa barque des grands jours
Instants suspendus,à ma mémoire si bons ! .....................
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10 commentaires
Rosaly · le mercredi 25 février 2015 à 21:17
Que d'émotions en vous lisant! ces "instants suspendus" sont d'une grande douceur , ils ont un parfum de mélancolie qui touche mon coeur.
Un bel hommage à vos aieux sous une écriture épurée et pleine de tendresse.
Amitiés,
Rosaly
Marie-Claude ( scarlatine) · le mercredi 25 février 2015 à 21:28
en étant fidèle a la réalité
amitié
très belle soirée
imparfait · le jeudi 26 février 2015 à 11:37
Merci Marie-Claude pour ce voyage dans le temps.
Amitiés
Marie-Claude ( scarlatine) · le jeudi 26 février 2015 à 12:49
à jamais gravés en mon coeur .........
amitié
très belle journée
domidom · le jeudi 26 février 2015 à 13:27
Mais où donc s'en sont allés tous ces artisans d'un autre temps, cordonniers, maréchal-ferrant, cantonniers...etc...etc....
Nos mamies, tricotant ou raccommodant les chaussettes...
Ah les chaussettes, je pense que maintenant on ne les raccommode plus, le coton coûte plus cher que les chaussettes...
Plus rien n'est comparable avec cet autrefois...
J'ai adoré ce poème...
Amitiés, Domie...
Marie-Claude ( scarlatine) · le jeudi 26 février 2015 à 13:39
Hé oui ou sont donc passés ces doux moments
d'autrefois , heureusement qu'il y a la poésie pour les faire revivre !
pour parler des chaussettes , rien entre nous
et pardon grand-mère, elles étaient en laine
chaude mais d'une esthétique abominable !!
amitié soleil
très douce journée à toi
estrella28 · le jeudi 26 février 2015 à 15:22
à bientôt de vous lire amitiés estrella
Marie-Claude ( scarlatine) · le jeudi 26 février 2015 à 15:32
et bien bon retour sur le site , moi il n'y a pas
très longtemps que l'ai découvert et je commence à bien m'y habituer ..........
merci beaucoup d'avoir apprécie mon poème
au plaisir de te lire toi aussi
amitié
très belle journée
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le samedi 28 février 2015 à 10:11
J'ai pris un peu de retard à te commenter (pris par des "bêtises" pas très poétiques mais rock 'n roll, postées à l'intention de Pierre).
Revenons à des choses plus délicates.
Je te remercie pour ces Instants suspendus, le titre sied parfaitement à ton poème. Parisien de souche, y ayant passé presque toute mon enfance, je n'ai pas eu la chance de baigner dans ces havres de paix, d'apprécier, même tout jeune, la douceur du temps immobile. C'était un environnement urbain, même parfois un peu mondain. Aussi, ce n'est qu'aujourd'hui, quand je quitte la ville que j'essaie d'aller à la rencontre de ces moments-là. Mais il est trop tard. Je n'en suis pas acteur, juste spectateur. Il me manque quelque chose ! Tu as pris beaucoup de plaisir, cela se sent, à écrire ces souvenirs figés à jamais dans ta mémoire. La grâce d'instants tout simples fait de bonheurs tout simples. Merci encore. Amitiés et très bon week-end. Philip.
Marie-Claude ( scarlatine) · le samedi 28 février 2015 à 10:28
amitié
très beau week-end
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