LE SUPPLICE DE LA GOUTTE D'EAU ( deuxième version)

Terrible supplice est la simple goutte d'eau ;
Infime particule ,envahissant l'espace
De son tintement sourd et son triste credo,
Coulant inlassable au rythme du temps qui passe !
De son long verbiage aux accents effrénés ;
Alors elle convient de la vie éphémère
Où il faut apprécier les bons moments donnés
Qui passent si vite, et que le reste est chimère ...
...Puis qu'à faire semblant ,se perd parfois le cœur ;
Que la course folle et sans nul merci sclérose
La plus petite joie, ainsi que le pur bonheur
De savourer l'instant comme on cueille la rose.
Larme sur notre joue ,ensuite pluie de tristesse ;
Elle dit que l'amour, ces nobles sentiments
Nous enflammant jadis avec tant d'allégresse
Devraient renaitre éloignés de cruels tourments .
Dure réalité,ô combien assassine !
Pour ne plus l'entendre et sortir de ce bourbier
Dans lequel enfoncés,notre vide s'indigne
L'unique solution ,est-elle le plombier ?
Infime particule ,envahissant l'espace
De son tintement sourd et son triste credo,
Coulant inlassable au rythme du temps qui passe !
De son long verbiage aux accents effrénés ;
Alors elle convient de la vie éphémère
Où il faut apprécier les bons moments donnés
Qui passent si vite, et que le reste est chimère ...
...Puis qu'à faire semblant ,se perd parfois le cœur ;
Que la course folle et sans nul merci sclérose
La plus petite joie, ainsi que le pur bonheur
De savourer l'instant comme on cueille la rose.
Larme sur notre joue ,ensuite pluie de tristesse ;
Elle dit que l'amour, ces nobles sentiments
Nous enflammant jadis avec tant d'allégresse
Devraient renaitre éloignés de cruels tourments .
Dure réalité,ô combien assassine !
Pour ne plus l'entendre et sortir de ce bourbier
Dans lequel enfoncés,notre vide s'indigne
L'unique solution ,est-elle le plombier ?
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15 commentaires
Philip (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 12 juin 2015 à 19:10
scarlatine ( Marie-claude ) · le vendredi 12 juin 2015 à 19:33
bises amitié
scarlatine ( Marie-Claude) · le samedi 13 juin 2015 à 09:40
j'ai refait ce poème en essayant de respecter la césure du vers , mais est-il mieux que le premier ?
Je vous le demande car en poésie je suis vraiment loin d'être parfaite !
amitié à tous
très belle journée
domi/amimots · le samedi 13 juin 2015 à 16:58
tout d'abord une petite alternance a été oubliée à la 2ème strophe puisque tu n'as finalement que des rimes féminines (je me souviens que tu avais une rime en ER, masculine donc, tu pourrais la reprendre et la faire rimer en alternance ?)
Et pour les césures, on voit les progrès!
les vers 5, 8, 10 et 18 sont à revoir car ils ont un E muet à la 6ème syllabe ce qui n'est pas juste car il faut une consonne à la 6 ème syllabe, comme par ex dans ton vers 2 qui est excellent..
bravo en tous cas, bises..
imparfait · le samedi 13 juin 2015 à 19:51
Franchement, j'ai lu et relu ton poème et j'aime beaucoup le sens qui s'en dégage car c'est vrai que le bruit d'une goutte d'eau qui tombe inlassablement et à intervalles réguliers nous fait partir avec elle vers d'autres univers et cette goutte d'eau, si petite soit-elle prend l'aspect d'un torrent qui charrie des restes de vie et nous ramène vers nos propres peines et finalement ce torrent redevient les gouttes d'eau de nos larmes.
Alors peut-être as-tu raison, il suffit de faire venir un plombier!!! (sourire)
Pour la forme, effectivement comme le dit Domi, tu as 4 rimes féminines au 2ème quatrain
ées=F pluriel
re = F singulier
Tes rimes en ER étaient bien Masculin.
Pour le césure, presque bien mais je ne t'ai pas encore expliqué ce qu'est l'élision du E donc je pense que le E muet dont te parle Domi ressemble à du charabia!!!!!
Elision du E
On parle d'élision du E quand un mot qui se termine par un E est suivi par un mot qui commence par une voyelle.
Du coup, le comptage des pieds est différents.
exemple :
Elle ira boire un verre au café du village
on va compter :
El/l'i/ra/ boi/r'un/ver///r'au/ca/fé/du/vil/lage =12
tu peux voir que tous les E ont disparu car chaque mot se terminant par un E est immédiatement suivi par un mot commençant par une voyelle c'est ce qu'on appelle l'Elision du E
Par contre si tu écris :
"elle boit un verre dans le bar du village"
Tu vas compter :
El/le/boit/un/ver/re///dans/le/bar/du/vil/lage= 12
et là, tu comptes tous les pieds en E car les mots terminants par un E sont suivis par des mots commençants par une consonne.
SAUF que :
Ta césure ne doit pas être sur un E prononcé comme dans mon second exemple où ma césure est sur le RE de verre puisque tu comptes le "REEEEEE" de ver/reeeeee///
Soit, comme le dit Domi, tu termines ton premier hémistiche par une consonne (ton 6ème pied), soit, si tu veux le terminer par une voyelle, le mot d'après doit commencer par une voyelle pour qu'on puisse faire l'élision du E qui devient un E muet.
Exemple avec tes vers
« A/lors /el/le /con/vient ///de la vie éphémère ,
Où ta césure est super puisque le 6ème pied se termine sur une consonne « T »
ou ce vers :
In/fi/me/ par/ti/cu///le ,en/va/hi/ssant/ l'es/pace
où ta césure est super puisqu'elle est noyée dans le vers sans être prononcée particul'envahissant
Par contre ATTENTION, ton second hémistiche commence toujours sur le 7ème pied et ici, bravo, ton « l'en » est bien le 7ème pied.
Voilà encore une règle du classique !!!!!! quand il n'y en a plus, il y en a encore !!!! rire
Mais en tout cas BRAVO et encore BRAVO car je connais peu de personne qui veulent véritablement apprendre les règles du classique car apprendre les règles n'obligent pas à écrire toute sa vie en classique, ni même écrire en classique mais cela permet de comprendre la difficulté de ce style de poésie.
Grosses bises Marie-Claude et passe un super week-end
scarlatine ( Marie-claude ) · le dimanche 14 juin 2015 à 00:35
j'ai lu vos commentaires et refait le deuxième quatrain , j'espère que ça va comme cela ?
Pour ce qui qui est du E muet pour l'instant je n'ai toujours pas compris...
merci infiniment toutes les deux pour votre aide .
bises amitié
très belle soirée
domi · le dimanche 14 juin 2015 à 10:01
bravo pour l'alternance du 2ème quatrain.
alors, pour le E muet, pas facile d'expliquer par écrit...
pourtant la correction de ton premier vers prouve que tu as compris quand même car c'est correct :
"terrible supplice est" : la césure, avec appui sur "est", est meilleure qu'avec un appui sur un E muet, comme par exemple ton vers 4 : "bavardagEs"
car un E muet, comme son nom l'indique, est muet - c'est à dire "léger"- ce qui ne va pas comme appui.
à suivre..... :)
scarlatine ( Marie-claude ) · le dimanche 14 juin 2015 à 11:04
terrible supplice est la césure poétique !
j'ai passé une partie de la nuit à refaire mon poème et puis encore toute cette matinée ; je dois être complètement folle...........
s'il te plait Est-ce correct à présent ?
bises amitié
scarlatine ( Marie-claude ) · le dimanche 14 juin 2015 à 11:28
bizz
Rosaly · le dimanche 14 juin 2015 à 15:11
Tu nous offres une poésie très originale sur un thème pourtant souvent évoqué !
Cette torture de la goutte d'eau, image à merveille le propos, inexorablement le temps s'égoutte, nous agite de doutes, accroît notre « détresse »,,,
J'ai aimé cette réflexion angoissée, qui se termine avec une touche d'humour pour mieux souligner ce dérisoire de l'existence...
J'ai aimé cette exhortation à profiter de la vie : « Ne vois-tu pas que s'amenuisent tes années ?
Profites de la vie ,son souffle est éphémère ...
Bref, c'est beau , bien écrit , même si tu penses ne pas avoir réussi à faire passer ton message comme voulu...
Amicalement,
Rosaly
Ps : Ceci est mon commentaire de la version précédente … j'ai du mal et suis souvent « déconnectée » quand je clique sur « expédier » ! !
Je découvre cette version bien retravaillée, bravo pour tant de ténacité … que je comprends et t'admire BRAVO
je suis comme toi,en bagarre perpétuelle avec ses fameuses règles prosodiques
Pour ma part je préfère la version antérieure, c'est un goût personnel sans plus...
Cependant je garderai le dernier quatrain, légèrement rectifié :
« Dure réalité,ô combien assassine !
Pour ne plus l'entendre et sortir du bourbier (sortir de ce bourbier)
Dans lequel enfoncés,notre vide s'indigne
L'unique solution ,est-elle le plombier ? »
*l'entendre et (le e s'élide)tu te trouves avec 5 pieds + 6 après (enfin si j'ai bien compris la règle)
En tout cas tu ne travailles pas en vain car tes progrès sont immenses !
domi · le dimanche 14 juin 2015 à 15:34
comme le proposait si bien Imparfait, essaye de composer encore qq chose en appliquant cette règle, afin de pouvoir affiner par la suite;
à moins que tu préfères aboutir avec CE poème ?
un petit conseil encore : la césure est importante, qq part c'est une "fin", alors, par la suite, il vaudrait mieux éviter de finir à la césure par un verbe ("est") ou une préposition ("et") qui appellent une suite, le but étant que les deux hémistiches aient l'air de se suffire à eux-mêmes à la lecture, ex, ton vers qui est parfait :
"elle parle d 'amour, / ces nobles sentiments"
à toi de jouer !
et à trois avec Rosaly, on va y arriver :))
au fond ce n'est qu'une histoire de "technique", un simple apprentissage, et le fond poétique tu l'as!
scarlatine ( Marie-claude ) · le dimanche 14 juin 2015 à 17:01
oui moi aussi je préfère la version précédente plus vivante mais en respectant la césure je n'ai pas réussi
à le retranscrire de la même façon
amitié
très beau dimache
scarlatine ( Marie-claude ) · le dimanche 14 juin 2015 à 17:02
Philip (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 19 juin 2015 à 06:51
C'est amusant, prenant bien sûr tout mon temps pour lire chaque mot, chaque vers de ton poème, après avoir fait une pause à la fin du premier quatrain, je me suis dit "Ah mais la description du fameux supplice de la goutte d'eau, ne peut être qu'allégorique, il y a beaucoup de chose à dire là-dessus, sur d'autres plans !". Impatient que j'étais ! Il me suffisait de lire les autres quatrains. Eh oui, ce supplice c'est aussi le Temps qui passe, la vie qui passe, goutte après goutte sur le front de notre âme et qui parfois prend la forme d'une larme qui quitte le front et s'égare (???) sur la joue. A ce stade de la réflexion, l'on s'aperçoit que ton poème est tout à la fois une leçon de vie et aussi une leçon de philosophie. Magie de la poésie ! Au passage une réflexion sur l'amour. A méditer. L'Amour est-il une sorte d'entité indépendante de nous-même, qui nous attire un jour comme un aimant, puis....se démagnétise soudain ? Où fait-il partie de notre propre choix ? Je dis souvent : "on ne choisit pas d'aimer". Récurrent comme la vague de l'océan sur la grève, l'amour fait aussi partie du même supplice. Ce quatrain était donc aussi fort à propos.
Ton dernier quatrain, sous l'atour un peu humoristique de sa chute nous donne peut-être la solution. De toute façon, chaque seconde de nos vies, avec ce qu'elles entrainent de surprises, d'inconnu, mais aussi de joie (ouf !) est comme une goutte d'eau qui inlassablement et inexorablement tombe sur notre front.
Pour ce qui est de l'aspect technique de ton poète, je me réjouis sincèrement avec Domi et Rosaly de tes "progrès". Tu sais bien que je suis plus sensible au fond, mais comme la recherche de la perfection, tout du moins de "l'impeccabilité" prosodique est ton challenge, je sais que cela compte pour toi. Et comme les ami(e)s je dirai "Waow, tu as drôlement bossé !". Et je sais que tu en tire le contentement nécessaire. Au passage, merci à Imparfait, toujours à la disposition des ami(e)s poète qui veulent progresser.
Voilà. La fin de la semaine arrive tout doucement (encore un cortège d'obligations jusqu'à lundi, grrrr ! Après je serai plus dispo). Alors je te souhaite un très beau week-end, Marie-Claude. Bises et amitiés. Philip.
scarlatine ( Marie-claude ) · le vendredi 19 juin 2015 à 12:22
merci beaucoup d'avoir pris le temps de commenter mon poème ; en le relisant je ne suis pas très satisfaite
j'ai eu du mal à trouver les bons mots
pour m'exprimer avec la poésie classique .
amitié
à très bientôt
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