Le blues de l'infirmière

J'ai bien connu jadis le blues de l'infirmière ;
Quand frappant à la porte , un sourire aux patients ,
J'usais de mille pas dans la journée entière ,
La foi, le bon vouloir , non jamais déficients .
Offrant de ma personne en m'oubliant moi-même ;
Sans être reconnue auprès des supérieurs ,
Mais qui dit que l'altruisme attendait un je t'aime ?
Ne voulant de retour ,ses dons ne sont prieurs .
Souvent les braves gens me disaient en ces mots :
" Quel noble, beau, métier où l'âme se dévoue ,
Un immense courage à soulager les maux ,
Dieu un jour vous verrez fera tourner la roue ! "
Un peu comme une armure en cette bouse blanche ;
Mais quand une émotion traversait le carquois ,
Qu'il fallait être fort ,sans un moral qui flanche
Affrontant la douleur en son rire narquois !
Enfin à la retraite, ôtant cet apparat
Pour jouir de la vie ,en faire bonne cure ;
Ce fut moi la patiente alors ceinte d'un drap
Qui d'un bel ange blond eus la douce piqure .
Quand frappant à la porte , un sourire aux patients ,
J'usais de mille pas dans la journée entière ,
La foi, le bon vouloir , non jamais déficients .
Offrant de ma personne en m'oubliant moi-même ;
Sans être reconnue auprès des supérieurs ,
Mais qui dit que l'altruisme attendait un je t'aime ?
Ne voulant de retour ,ses dons ne sont prieurs .
Souvent les braves gens me disaient en ces mots :
" Quel noble, beau, métier où l'âme se dévoue ,
Un immense courage à soulager les maux ,
Dieu un jour vous verrez fera tourner la roue ! "
Un peu comme une armure en cette bouse blanche ;
Mais quand une émotion traversait le carquois ,
Qu'il fallait être fort ,sans un moral qui flanche
Affrontant la douleur en son rire narquois !
Enfin à la retraite, ôtant cet apparat
Pour jouir de la vie ,en faire bonne cure ;
Ce fut moi la patiente alors ceinte d'un drap
Qui d'un bel ange blond eus la douce piqure .
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15 commentaires
violette · le mardi 21 juillet 2015 à 15:07
et j'engueule les toubibs qui les maltraitent
Guy · le mardi 21 juillet 2015 à 15:29
On doit toujours être attentif au bien-être des infirmières.
Amicales pensées
scarlatine ( Marie-Claude) · le mardi 21 juillet 2015 à 18:11
bises amitié
scalatine(Marie-Claude) · le mardi 21 juillet 2015 à 18:13
bises amitié Guy
imparfait · le mardi 21 juillet 2015 à 18:25
C'est vrai que bien souvent on les voit passer dans les couloirs mais on ne les voit pas vraiment et pourtant elles sont souvent le réconfort qu'on recherche que l'on soit patient ou visiteur.
Il y a bien longtemps que je ne suis pas allée à l’hôpital mais il fut un temps où j'y faisais de réguliers séjours et je me souviens de leur grande gentillesse (attention elles ne le sont pas toute!!).
Si tu as été une de ces femmes, alors respect, grand respect même chère Marie-Claude.
Bravo aussi pour la forme c'est presque sans erreur.
vers 2 )auX patients
vers 7) hiatus entre le I de qui et le A« quI A dit » remplace par « mais qui dit que............. »
vers 18) 13 pieds 7+6=13 remplace « pour profiter » par « pour jouir de la vie....... »
Tu vois c'est tout alors SUPER BRAVO!!
Grosses bises et passe une bonne soirée
scalatine(Marie-Claude) · le mardi 21 juillet 2015 à 19:01
c'est la première foi que je parle de mon ancienne profession en poésie ,c'est très délicat , j'aurais eu tendance à sombrer dans l'humour et la dérision mais c'est impossible
j'ai encore en moi ce dur métier et un profond respect pour le patient et la maladie ne peut pas être rit comme cela ..............pourtant l'humour un bon médicament !
bises amitié
très belle soirée et merci infiniment pour toujours prendre soin de moi pour les corrections !
domidom · le mardi 21 juillet 2015 à 20:37
J'essaie, sans te connaître, de t'imaginer sous une blouse blanche, tu devais être drôle et pleine de délicatesse...
Bises, Domie...
imparfait · le mardi 21 juillet 2015 à 20:54
Bises amicales Marie-Claude
euphonie0 · le mardi 21 juillet 2015 à 21:56
Au CHR de Lille quand j'y était comme patiente, une infirmière avait mal au dos, je montais le lit pour qu"elle ne se penche pas trop, pour changer la canule, puis je lui massais le dos, cela durait 10 min mais elle et moi étions heureuse de cet échange.
C'est un métier très dur, et j'admire tous ceux et celles qui le font.
La retraite tu l'as bien mérité.
Bonne soirée Marie Claude
Marie
scarlatine ( Marie-Claude) · le mercredi 22 juillet 2015 à 00:10
c'est vrai je faisait rire tout le monde et ça déridait l'atmosphère , j'adore l'humour !
bises amitié
scarlatine ( Marie-Claude) · le mercredi 22 juillet 2015 à 00:14
bises amitié
vio · le mercredi 22 juillet 2015 à 10:00
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 22 juillet 2015 à 11:18
Je reprends, à peu près : ton poème permet de mieux comprendre le ressenti de celles qui exercent ton métier. Qui va au-delà du "Quel noble, beau, métier" que tu as souligné. Oui, il faut certainement s'oublier, en certaines circonstances.
Je voulais te raconter l'admiration que j'ai eu pour une vieille tante. Celle-ci, fille de notaire, bourgeoisie provinciale de Bourgogne a eu la chance, dans les années 30 d'être une des rares femmes à faire des études de médecine, à Paris. En 3ème année, elle annonça à ses parents qu'elle s'était épris d'un étudiant avec qui elle voulait se fiancer. Le jeune homme, futur médecin, avait cependant la malchance d'être.....libanais ! Les parents lui ont rétorqués: "Un libanais ???? Jamais ma fille". La tante a tout plaqué.....et a été direct au couvent ! Je t'assure que c'est vrai (ça se passait donc dans les années 1930). Mais elle n'est pas restée contemplative, a facilement passé ses diplômes d'infirmière, et a passé toute sa vie à soigner avec abnégation les malades. Elle passa les vingt dernières année de sa vie à s'occuper des grabataires (tu connais les tâches que cela implique) à l'Hôpital d'Eauxonne en côte d'Or. Toujours en gardant son statut de religieuse, c'est à dire en vivant très modestement. C'était une femme merveilleuse, plein d'humanité et une artiste (peintre, musicienne....).
Bonne journée, chère Marie-Claude et merci pour ce témoignage-ressenti. Bisous. Philip.
scarlatine ( Marie-claude ) · le mercredi 22 juillet 2015 à 13:31
il me semble me souvenir de cette histoire , tu vois ..............moi je travaillais aussi auprès de patients grabataires en psychiatrie
bises amitié
Philip (JARDIN DE LUNE) · le lundi 27 juillet 2015 à 19:12
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