LES AMANTS DE SATIN

Rangés avec grand soin dans un ancien placard ;
Parfumés de lavande ou bien de citronnelle ,
La tendre vieille dame adorait ses foulards
Auxquels elle vouait la jeunesse éternelle .
Illuminant jadis le galbe de son cou ;
Des ses anciens amants ils portaient l'initiale ,
Ayant collaborés au baiser le plus fou ,
A la plus douce étreinte ouvrant l'aube nuptiale .
Entre eux rivalisant de jalousie féroce ;
Dès qu'elle s'éloignait du logis, sa maison
Alors ils se battaient en affûtant leur crosse
Voulant ravir son cœur jusqu'à la déraison ,
Sur la soie d'Alexandre à très fin quadrillage ;
Eric au jeu d'échecs toujours roi , le vainqueur
Pour défendre sa place enlevait le tissage
Du soyeux Désiré, si brillant cache-coeur .
De la couse, Marco pour ne pas se griller ;
Effilochait Jean-Louis qui se croyant le prince
Dans son lit de brocard tour en or émaillé
Défilait fièrement par la porte qui grince ,
Alfred et Roméo prenant quartiers d'hiver
Sur la blancheur satin de l'élégant Patrice
Se déchiraient tous deux dans un combat de fer
Pour en découdre enfin sur la neige factice .
Quand elle revenait ; dans un silence sage
Attendant la caresse au velours de sa main
Alors ils se pliaient , ô que charmant usage !
Pour recevoir l'amour comme eut fait un humain .
Parfumés de lavande ou bien de citronnelle ,
La tendre vieille dame adorait ses foulards
Auxquels elle vouait la jeunesse éternelle .
Illuminant jadis le galbe de son cou ;
Des ses anciens amants ils portaient l'initiale ,
Ayant collaborés au baiser le plus fou ,
A la plus douce étreinte ouvrant l'aube nuptiale .
Entre eux rivalisant de jalousie féroce ;
Dès qu'elle s'éloignait du logis, sa maison
Alors ils se battaient en affûtant leur crosse
Voulant ravir son cœur jusqu'à la déraison ,
Sur la soie d'Alexandre à très fin quadrillage ;
Eric au jeu d'échecs toujours roi , le vainqueur
Pour défendre sa place enlevait le tissage
Du soyeux Désiré, si brillant cache-coeur .
De la couse, Marco pour ne pas se griller ;
Effilochait Jean-Louis qui se croyant le prince
Dans son lit de brocard tour en or émaillé
Défilait fièrement par la porte qui grince ,
Alfred et Roméo prenant quartiers d'hiver
Sur la blancheur satin de l'élégant Patrice
Se déchiraient tous deux dans un combat de fer
Pour en découdre enfin sur la neige factice .
Quand elle revenait ; dans un silence sage
Attendant la caresse au velours de sa main
Alors ils se pliaient , ô que charmant usage !
Pour recevoir l'amour comme eut fait un humain .
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7 commentaires
scarlatine ( Marie-claude ) · le mardi 11 août 2015 à 16:59
c'est un ancien poème que j'ai essayé de refaire avec césure et rimes masculines / masculines
du coup ça change le sens , en fait quand les foulards rivalisent c'est dans le présent et non jadis ; comme s'ils se réincarnaient en ses amants...
bises amitié
très belle journée
scalatine(Marie-Claude) · le mardi 11 août 2015 à 17:01
domi/amimots · le mardi 11 août 2015 à 17:35
2 hiatus corrigeables :
- à qui _elle : auxquels elle vouait
- Roméo _ et Alfred : Alfred et Roméo
- vers 13 = 11
- vers 17, la césure à revoir,
je te propose :
De la course, Marco, / pour n'être pas grillé
belle soirée !
Lucille · le jeudi 13 août 2015 à 00:40
scalatine(Marie-Claude) · le jeudi 13 août 2015 à 10:23
bises amitié
Guy · le dimanche 16 août 2015 à 14:37
Bien joliment raconté Marie-Claude.
scalatine(Marie-Claude) · le dimanche 16 août 2015 à 15:10
je ne sais plus pourquoi j'ai écrit ce poème , une drôle d'idée ma fois .....
sourires amitié
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