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lost seeker

Chasseur de rêves

Le jeudi 2 août 2007 à 18:09, posté par seeker · 210 lectures

Je les vois, j'en fais mais ne peux les capturer
Pourtant maintes fois j'étais sur le point de réussir
La peur de faillir à ma mission et des indicibles picotements écorchaient ma peau à chaque fois un peu plus
Ainsi, chacune des armes prévues pr le commandement des hommes urent vaines et futiles

Sentiment étrange que celui d'être le dernier espoir,
dès que vous l'approchez il vous surplombe
Les diverses stratégies n'ayant servi à rien, je décidai de procéder autrement
Ainsi, je débarassai tout le poids inutile et me découvrit timidement dénudé

A nouveau, les doutes quant à la réussite de la mission m'assaillirent et m'empêchèrent de dormir

Les nuits, à chaque jour plus belles et moins hostiles, se déshabillaient elles aussi
Et ma vie, atemporelle, hors de portée, semblait se modifier et l'ardeur de mes pulsions aussi
Pourtant apeuré, je croyais être remis de ce troublant cauchemard
Pure illusion me dis-je en contemplant ma nudité

Mais peu à peu à peu désorienté, désabusé, les repères se dissipaient dans la pâleur ambiante
Et cependant, j'étais abandonné au jeu subtile et atroce d'instincts mille fois refoulés
Je ressentais par vagues successives et haletantes l'appel indistinct de ces pulsions voraces, contenues
Etant sur le point de faillir, j eme repris tout en grdant le pas fragile et hésitant

C'était incroyable, tout autour de moi paraissait altéré et vision trouble ou pas, ce dont j'étais sûr ou presque c'était de la réalité prenante, asphyxiante de ce paysage fantastique
Malgré quelques survivances de ma volonté, des signes n'auraient servi qu'à me rendre plus suspicieux
Aucune interaction volant à ma rescousse, je remettais avec anxiété ma survie dans les bras de cette nature cruelle dans sa bineveillance apparente
Et je me perdis avec délectation dans cet exutoire salvateur

Une nuit, peut-être la denrière, était sur le point de s'abattre sur les environs
Ne sachant pas si j'avais pu accéder à cette surpême vérité convoitée par mes semblables, je me laissai aller à des assoupissements accusateurs
Mais je croyais comprendre en cet instant précis que l'homme n'était qu'un concentré d'infinis dont la plupart lui étaient inaccessibles
Les pulsions devinrent incontrôlables et comme laissé pour mort, mon essence s'endormit en position foetale

Enfin, je rêvais...
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