PLUMES CHÖMEUSES
Deux plumes très, très anxieuses,
Au fond du tiroir d’un vieux bureau,
Un ancien bureau en bois de rose,
Délaissées se sentant malheureuses,
Discutaient de leurs désillusions.
Des choses vraiment sérieuses
S’agissait le sujet de leur conversation
Qui les emplissaient de préoccupation
Par leurs ennuyeuses situations.
L’une, de nature fort travailleuse
Se plaignait d’une voix assez morose
Oh ! ciel ! Quelle chose si affreuse !
Devenir un jour des plumes chômeuses.
Aujourd'hui l’encre ne sert plus à grand chose,
A force elle est devenue trop visqueuse ;
Même les écrivains des vers en proses,
Qui font des rimes et phrases précieuses ;
Chercheront la manière la plus avantageuse,
Et nous laisserons comme des ennuyeuses ;
Contre leurs claviers à touches creuses,
Faisant de nous des vraies paresseuses.
Notre avenir de plumes rimeuses,
L’enterreront dans une fosse creuse,
Où meurent une multitude des choses,
Qui ne servent hélas ! à grand chose.
La technologie, est une chose affreuse
Et nous ne pouvons faire grand chose,
Nous resterons des vraies plumes "chômeuses",
Dans le tiroir de ce vieux bureau, qui ose !
Nous rouiller sans glisser, comme deux lépreuses,
Jusqu'à la fin de nos rouilles nous serons malheureuses.
Paquita
Au fond du tiroir d’un vieux bureau,
Un ancien bureau en bois de rose,
Délaissées se sentant malheureuses,
Discutaient de leurs désillusions.
Des choses vraiment sérieuses
S’agissait le sujet de leur conversation
Qui les emplissaient de préoccupation
Par leurs ennuyeuses situations.
L’une, de nature fort travailleuse
Se plaignait d’une voix assez morose
Oh ! ciel ! Quelle chose si affreuse !
Devenir un jour des plumes chômeuses.
Aujourd'hui l’encre ne sert plus à grand chose,
A force elle est devenue trop visqueuse ;
Même les écrivains des vers en proses,
Qui font des rimes et phrases précieuses ;
Chercheront la manière la plus avantageuse,
Et nous laisserons comme des ennuyeuses ;
Contre leurs claviers à touches creuses,
Faisant de nous des vraies paresseuses.
Notre avenir de plumes rimeuses,
L’enterreront dans une fosse creuse,
Où meurent une multitude des choses,
Qui ne servent hélas ! à grand chose.
La technologie, est une chose affreuse
Et nous ne pouvons faire grand chose,
Nous resterons des vraies plumes "chômeuses",
Dans le tiroir de ce vieux bureau, qui ose !
Nous rouiller sans glisser, comme deux lépreuses,
Jusqu'à la fin de nos rouilles nous serons malheureuses.
Paquita
2 commentaires
Lxir · le mardi 10 février 2004 à 09:37
paquita · le dimanche 29 février 2004 à 19:33
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