|

N'importe où, qu'importe l'endroit,
on se repose, étendu sur le ventre,
la chaleur de la terre qui entre,
dans nos entrailles, c'est un droit.
N'importe où, qu'importe l'endroit,
on s'y pose, étendu sur le dos,
rêves de grands et d'ados,
l'amour nous étreint un peu en maladroit.
N'importe où, qu'importe l'endroit,
on fait une pause, reprendre son souffle,
aspirant à d'autres songes qui se camouflent,
dans les passions des choses avant que le coeur nous foudroie.
N'importe où, qu'importe l'endroit,
on se sent bien, l'esprit s'y pose,
sur la verte prairie qui compose,
l'imaginaire qui s'impose,
aux sentiments si peu adroits.
N'importe où, qu'importe l'endroit,
la fatigue reprend entre ses doigts,
le trèfle de quatre feuilles sans parois,
évasion dans cet havre de paix,
silences et murmures sont l'épée,
un glaive de sénénité non épais,
qui frappe à n'importe quel endroit..
Didou écrit le 05 03 2013
|