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Effroyablement le vent s'engouffre sous le beffroi,
le beffroi sur la place du village où il fait froid,
il fait froid en ce jour d'octobre où je perds mon sang-froid,
mon sang-froid quand la peur m'envahit avec effroi.
Avec effroi, la nuit se couvrede gris en ce jour d'automne,
d'automne où la pluie tombe sur le pavé et chantonne,
chantonne son macabre opéra d'un jour qui s'abandonne,
s'abandonne avec effroi au crépuscule des vilaines gorgonnes.
Gorgones monstrueuses créatures de nos rêves fantomes,
fantomes de la cathédrale gothique où l'eau ruisselle,
ruisselle jusqu'à moi avec effroi et me glace les os et mes sels,
sels de la vie qui écrivent maintenant cet épisode en tomes.
Tomes d'effroi qui parcourent mon échine et mon dos,
dos qui en invertébré me courbe en crescendo,
crescendo d'une musique mélancolique en despérado,
despérado où mon espoir amenuise ma douce libibo.
Effroyablement la rafale se faufile sous le beffroi,
le beffroi planté au milieu d'une rondade où l'effroi,
l'effroi a pris peur dans ce glacial et interminable froid,
froid qui en quelques instants devient chaleur avec effroi,
effroi d'un jour qui se lève et qui nous octroie des rêves de joies.
Didou écrit le 14 05 2013
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