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Tant d'ivresse qui déborde de la coupe,
n'en jeter plus , elle déborde de l'assiette,
la mie de pain ne se mouille plus dans cette soupe,
sa croute est rassie, il ne reste plus que des miettes..
Ca me saoule de voir tant de gachis,
qui encombre le parterre des beaux nantis,
des riches parvenues à de petits riens,
et des pauvres qui ont honte d'etre bohémien.
Ca me saoule, que l'aumône demande l'extrème à cette onction,
une bouteille gravée de trois étoiles qui envoie sans rémission,
vers un long tunnel qui boit la lumière en absorption,
dans le rhumerie d'un alambic au camp sans concentration.
Tant d'ivresse qui saborde le bateau ivre,
aux canons en verre qui boivent la tasse,
aux cafés des coins des avenues qui livrent,
la décadence aux enfers du troittoir d'en face.
Ca me saoule que la vinasse entame le foie,
celle de vivre dans le caveau d'un ruisseau,
une tombe peu honorable aux humbles vaisseaux,
des fantômes de l'oubli aux rêbes d'autrefois.
Ca me saoule qu'une pauvreté libère le courage,
celui d'un père ou d'une mère au sens du partage,
se battre contre les autorités qui ont le vice du chantage,
celui de ne rien voir que cette société n'a plus d'avantages.
Ca me saoule de voir des gens regarder dans les poubelles pour manger,
pour payer l'impôt qui revendique la nécessité d'un danger,
celui de ne plus se soigner dans la blessure de nos libertés,
mais ils ou elles ont en eux le droit d'avoir rien contre la fierté..
Didou écrit le 06 05 2013
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