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Epiderme du matin,
chagrins rentrent dans les pores,
force des nerfs, veines apparentes,
circulation, strop aux feux qu'arpentent,
les braises des peines sous la peau indolore..
Epiderme d'une journée,
flétrie la peau se dessèche aux fluctuations du temps,
le vent souffle sous le manteau de pluie, l'imperméable,
celui qui sèche les averses du sang, nervures indissocialbles,
dans ces heures qui perdent de leurs intensités à cet auparavant.
Epiderme du soir,
fatiguée la peau se pose sur la chaise ou le fauteuil,
pour le contraire du jour, cleui des énervements,
la porte du couché n'est pas loin, franchir le seuil,
pour le repos d'une guerrière, celle d'une larme subrepticement,
qui coule sur la joue rosée ou le crépuscule s'endort lentement.
Epiderme de la nuit,
blotti sous les draps, le noir succombe aux lunes infinies,
en quartiers ou pleines, les songes ont le pouvoir de ce qui est permis,
conduire sur les chemins où les cailloux se comptent sur les horizons,
c'est un geste, un brusque bruit qui s'arrange de cette raison..
l'épiderme frissonne aussi bien des passions et des chagrins,
le touché comme la boule du hérisson qui gratte la main,
celle de l'homme et de la femme pour serrer le bonjour du demain..
didou écrit le 21 03 2013
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