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Glisse dans ma main tes chagrins,
Tes longs chemins de solitude,
Les cals qui déflorent tes mains
A sarcler une vie trop rude.
Laisse sans peur ta chevelure
Sur ma poitrine, bien au chaud,
Ferme les yeux à tes blessures,
Sans excuses ni dire un mot.
Baigne de mes joies tes tourments,
Tes jours sont faits pour les dimanches,
Pour l’émoi fervent du printemps
Où le soleil vient et se penche.
Ouvre sur ma vie tes valises,
Sans crainte, vides-en le poids,
Car c’est en ton cœur que je mise,
Même brisé, en lui j’ai foi.
Pose-toi comme sur la branche
L’oiseau trop longtemps en suspens,
Viens du ciel vers ces vagues blanches
D’océan clair, où je t’attends.
http://youtu.be/Geal40Bj-P4
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