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Aux herbes folles, aux bleuets et aux coquelicots,
ce bouquet vieillit dans les sons de nos échos,
fleurs séchées, pétales de choses regardent les hélicos,
et refaire le monde semblable à notre guise avec la force de ces mots.
Claires eaux, torrents de larmes s'égouttent dans les crevasses,
tant marcher sul les cailloux à en trouer les godasses,
la montagne est superbe aux lueurs de ces lunes en grâce,
et refaire le monde à notre guise sans se voiler la face.
Aux bleus du ciel, aux gris des pluies, aux jaunes des soleils,
la palette de nos esprits s'accapare des couleurs d'aquarelle,
peindre nos idées avec le saugrenu et l'ingénu au goût de miel,
et refaire le monde avec en guise la cicatrice de cette botte qui s'éveille.
Souffrir du peu, guérir d'un rien, c'est bien vivre en mieux,
se nourrir de tout, s'affranchir du flou, c'est la vie qui forge cet essieu,
voir ce qui est loin, s'approcher au plus près, c'est le coeur qui est heureux,
et refaire le monde, pareil à nos guises qui crépitent dans nos yeux.
Et refaire le monde, la guise, une balafre marquée par le fer,
combats inégaux, la nature reprend sa place celle du paradis,
et refaire le monde à notre guise jusqu'à brûler en enfer,
duels de fraties, la terre est notre fécond jardin à cet on dit...
à ARMAND poète fidèle de ce site
didou écrit le 31 07 2013
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