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Elle est morte un jour de débit,
tranchée par le couteau du déni,
étranglée par le corde du défi,
elle ne pourra plus rien dire,
c'est une langue pendue sans sourires..
Elle a perdu sa voix aux orages qui l'emportent,
vers les éclairs noirs des mots qui claquent la porte,
celle d'un endroit qui se referme à cette langue bien pendue,
elle ne parlera plus en délation, c'est une vendue...
Elle a tirer sa révérence avec des grimaces qui surprennent,
celles des singes qui sont béa d'incompréhension quand ils apprennent,
que la potence faite de bois et surmonter d'une estrade qui attend,
avec une dernière élocution les phrases qui ont mis si longtemps,
à vociférer tous les commérages, et a répéter les mots indécents.
La langue bien pendue, elle est faite de sang et de chair,
elle sera étouffée, cuite à la vapeur dans une cocotte minute,
elle ne dira plus les injures, elle proclamera merde et zut,
elle manquera de souffle, elle ne postillonnera plus dans l'air...
Elle sera pendue haut et court, sous la trappe des oublis,
elle n'aura plus cette verve qui lui servit de contrepoids,
elle ne servira plus à la dent vulgaire à la une qui publie,
elle ne criera plus les détresses qui croquent les petits pois,
elle sera pendue haut et court, pour avoir cru que ses idéaux,
mâchouillent des sons inaudibles, elle sera pendue court et haut...
Didou écrit le 06 05 2013
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