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Ma robe tristesse…
J’ai mis ce matin la robe triste de mon âme
Celle qui vient m’infliger dans un long silence
Dans le corridor de la vie ainsi je vagabonde
Le cœur s’opère, les confidences montent
Dans un désert de solitude je me dissimule
La pénitence est au silence, je m’affronte
Je m’égare dans cette souffrance, la honte
Pas de mot, des maux en exil au vestibule
Un nuage a fait naufrage dans mon intimité
Je me suis laissé appréhender au passage
Me taire me confond au silence provoqué
La patience m’égare de l’objectivité sage
Entre le néant et la tristesse je me protège
Je m’enfonce lentement dans ce manège
Comment puis-je m’apprécier encore
Lorsque l’amour nous fait perde le décor
Mon âme crie famine, des relents montent
Le deuil en silence secoue voilà la honte
Les bruits de l’horreur s’interrompent
Un pas sourd me ranime, voici tu montes
Entre toi et moi le temps s’était suspendu
Toi l’amour qui m’avait si bien maintenu
Nous voilà dans une robe bien rehaussée
Toi le bonheur à l’image bien passionné
texte
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