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Un mas en ruine, les pierres sont à la fête,
un mur qui culmine, le ciment s'effrite à cette conquête,
un toit percé, tuiles d'ardoises blessées par une tempête,
des broussailles et des ronces ont pris possession de cette quête,
des insectes rampants examinent l'endroit en enquête,
vaste demeure, il n'est rien que ne meurt...
Closons en ruines, la plante y grimpe à la rose d'épines,
la papier par terre, couverture d'hiver aux feuilles carmines,
le plancher a pris feu aux étincelles de la lune blondine,
le plafond se suspend aux branches d'une tige clandestine,
vaste demeure, quand la nature reprend ses droits et y meurt.
Il reste des souvenirs, le cadre sur la cheminée s'est assoupit,
le seuil d'entrée s'est cassé pour une sortie en la belle accroupit,
le gel a fendu le sentiment en début d'automne sans répit,
les nuages y entrent par un coin de ciel bleu et gris,
vaste demeure où les volutes passionnées y meurent.
Nids d'oiseaux dans le creux d'une gouttière qui s'enfuit,
la mousse verte cachent bien son jeu à cette lune qui luit,
derrière ce temps, les jours reviennent et lui sont acquis,
saisons après saisons, elle se détériore et se détruit,
vaste demeure, tu deviens poussière d'étoiles quand tu meurs.
Vaste demeure, à l'endroit précis, cette bâtisse à creuser sa vie,
vaste étendue dans ces ares, tes quelques arpents sont une galaxie,
vaste parcelle, tu ruisselles à ces soleils qui sont une magie,
vaste clôture dans ce pré, il y a un après à cette léthargie,
vaste demeure, quand tout est permis de construire une prophétie.
Didou écrit le 26 10 2013
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