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De la poudre noire qui rougissait leurs boyaux,
le courage de descendre dans l'ascenseur pour l'échafaud,
ils étaient si noirs avec des yeux blancs pour respirer ce qu'il faut,
cette mine qui extrait une gayette au creux de ce noyau.
Puissance d'une gorgée à la bistoul, le café gris leurs était nécessaire,
le thermos gardait la chaleur fraternel de leurs coeurs universels,
le dimanche , la chemise était de rigueur à la messe et au missel,
derrière un costume râpé par l'usure des brotequins tournés ver le ciel.
Mineurs de fonds ou de jour, leurs poumons crachaient le sang noir,
vitesse d'un coup de grisou qui brûlait leurs visages d'espoirs,
ceux de remonter l'or noir, la poussière d'humanité de leurs histoires,
les boyaux rouges étaient humiliés de remonter leurs tripes à ce presque valoir.
Fonds de galeries où s'effondre la perte d'un ami, d'un voisin , d'un copain,
écraser par la douleur, leur fraternité priait le bon dieu et ses saints,
les femmes avaient des larmes qu'elles retenaient au crachin à aux miettes de pain,
celles qu'elles gardaient pour le lendemain dans le torchon amidonné de leurs propres mains.
Boyaux rouges et mineurs de fonds, mes aieuls en sont morts et en moi restent vivant,
dans leurs yeux brillaient la force de ne renoncer à rien, pas même à leur terre,
celle qu'ils cultivaient, qu'ils chatoyaient dans le froid des poeles à charbon sans rancunes , ni misères.
je suis fier de mes ancêtres, hommes et femmes au caractères forts de ce plat pay que j'aime tant.
à mes parents, mes grands-parents, mes oncles , mes tantes... à ces mineurs de fonds et de jour...
DU NOIR DE NOS MINES RAYONNE LE SANG OR DE NOS COEURS...
dédié à THOMAS DEFONTAINE mon petit cousin...
Didou écrit le 04 12 2013
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