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Sur cette partie charnue de l'individu,
en rien ne l'expose quand il se tait,
muette l'âme hurle sur le coton de la taie,
au bord de ces lèvres humectées, il a bu,
tant de cet élixir, tant de nectar, quand il se tue,
aux mots de joie, aux sons de l'envie, avoir lu,
l'amour sur le bord des lèvres..
Lèvres sèches aux imprudences du silence,
l'impudence lui permettant le concret qui avance,
sur ces lèvres, un baiser volé, quelle impertinence,
sur le bord, au coin de cette bouche, l'évidence,
que l'âme profonde renaît à ce sentiment immense,
sur le bord des lèvres..
Des lèvres mouillées par les pluies fines d'un orage d'été,
vite passer la langue sur ce bord pour ce goût salé,
assoiffer de ce sens, un vertige vient de se prêter,
à un sortilège, à un doux florilège qui ne peut s'arrêter,
dans ce moment, l'instant présent peut s'amarrer,
sur le bord des lèvres...
Sur le bord des lèvres, le profond peut crier à cette immersion,
sous l'oeil d'un regard, sous le tourment du poison,
vivre l'intense, saisir ce qu'il vient de cette passion,
elles ne peuvent dire les mots de cette addiction,
suprême volupté dans nos coeurs en pamoison,
sur le bord des lèvres...
Sur les lèvres, un baiser...
didou écrit le 21 11 2013
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