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Tout petit, l'avancée nous grandit,
à l'élancée d'un arbre centenaire,
ces racines s'allongent comme les nerfs,
sous mes pieds d'une pointure alanguie.
Tout petit, vertiges de l'espace sur ma tête,
je regarde le ciel et les nuages qui s'entêtent,
à me donner une ascension à plus d'un centimètre,
à mon coeur impulsif de sensations de mon être.
Tout petit, virages sinueux quand mon destin s'empare,
de mes illusions et de mon imagination de nulle part,
voyages interdits de mon âme vagabonde,
à la démarche de mes pas de géant furibonde.
Tout petit, mes pas géants connaissent ce corps perdu,
invraisemblances et irréels de mon vice clos à ma douce vertu,
vivre en ce monde aux petits pas de souris dans mon géant,
je ne suis qu'un Lillupucien à mes envies sans le néant.
Tout petit, mon vent d'allergies se consume,
ma plante de pied fond sur l'asphalte et sur le bitume,
mes pas de géants confondent mes intestins si fragiles,
mais mon esprit les détourne avec mon futile...
Didou écrit le 23 10 2013
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