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La fleur dans tes cheveux
N'est donc que pour les retenir?
De tomber, de flétrir?...
Elle qui rendait tant d'hommes heureux
La caresse de l'aube,
Portée par l'or des rayons du soleil
A fait bien pâlir la merveille
Mieux vaut elle, plutôt qu'une autre...
Puisqu'irréductible est mon âme
Et que mes sens règnent sur mon espoir
La désillusion,
Lumière au bout du tunnel
A l'allure du phare à l'horizon,
Que la vigie guette et espère...
Et mon cœur s'assèche, se vide
Autant que ma peine, l'hydre...
Chaque amertume coupée
Repousse, sa force décuplée...
Et le mythe, qui peut a peut s'effondre,
Noirci de cendre, l'aile des colombes
Au crépuscule les corbeaux,
Chantent ma défaite, ma chair en lambeaux.
Voir plus loin,
Voir plus haut
N'empêche pas mes mains
De se noyer dans le caniveau
Est-ce toi qui pour mieux me charmer,
A posé sur mon œil
Un voile d'obscurité?
A moins que ce ciel opaque soit un linceul
Et que tu sois ma mort
Marionnette éternelle du malin
Encapuchonnée, la faux à la main
Tu es arrivée à bon port...
Le serpent se mordant la queue,
Dans les sables mouvants, marchons heureux
Car les œillères qui cachent mes yeux
Me dissimulent le ridicule, le mien, ce jeux
La flétrissure des uns,
Ne vaut guère mieux que la vertu de certains
Puisque le mal puise sa force à la même source,
Etanchons notre soif, de vin, ou d'eau douce...
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