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Mon cœur vibrait du poème en attente
Qu’est le demi-jour des premiers rayons
Dans cette toge de ciel caressante
Qu’a parfois la fin mars à l’horizon.
La rosée perlait l’espoir du matin
Bordant le satin vert de ses paupières,
Tu n’étais qu’un oiseau dans le lointain,
Qu’un rêve perdu au fond des prières...
Et soudain, gorgeant de rose la terre,
Ni triste, ni joyeuse, simplement,
Dans l’aurore détrempée de lumière,
Tu m’es venue, comme vient le printemps.
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