|
Les larmes versées,
Recouvrent à la chaleur de l'hiver
D'un blanc manteau, éphémère
Quelques passants pressés
Le miroir, une muraille,
Qui désormais nous sépare...
Bastion sans rempart
Tu me suis ou que j'aille
La froideur de l'été
Quand tout est beau, tout est gai
Laisse entrevoir ce qui n'était,
Qu'un mouroir, une épée.
Recouvres donc ces bancs,
Ces allées,
Cache de ton linceul blanc
Ces endroits que tu m'as fait aimer
Et dans ma tour emmuré
Sans visiteur et sans soleil
Devenir fou de t'aimer
Sans toi, sans sommeil
Vagabond sur la croix
Je la porte en mon cœur
Poses enfin la neige sur moi
L'hiver vient, la mort, sa sœur
Ecclésiastique de la chair,
Du péché
Poisson volant dans les airs
Je meurs, d’avoir été
Je meurs d’avoir Aimer
|