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Seul, l'azur transparent...
Seul, l'Azur transparent maintenant m'interpelle,
Car tes yeux, pauvre Amante, ont perdu leur éclat.
L'orage de nos vies et la pluie qui gicla
A terre, ont fait tomber les fleurs de la tonnelle.
Et les graines lancées, dans le vent, pêle-mêle
Que déjà tu semas avec des gestes las,
N'ont pas fait reverdir le gazon qui brûla
Ni repousser l'aster, le ciste ou la nigelle.
Nous eûmes beau fouiller l'argile avec ardeur,
Ce sol lourd et ingrat adhéra sur nos bèches
Et nous n'obtinrent rien de ces terrains revêches
Sinon des plaies aux mains et au front la sueur.
Que récolterons-nous demain, ma pauvre Amante,
Quand, au morne lointain, se forme la tourmente?
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