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Une pâle vapeur au tertre ennuagé
S'attarde et le printemps fait frissonner les lierres
Dans le rouvre noueux; et, sur les grosses pierres
Engluées de lichens, se désaltère un geai.
Je viens pour vénérer, en un geste léger,
Ici, cet âpre sol où mes aïeux trimèrent,
Humblement, étrangers à nos vies délétères,
Où fleurit le plaisir et règne le danger.
La brume et les nuées ont détrempé les routes
Et derrière les murs épais couverts de croûtes,
L'âtre noir semble éteint depuis la nuit des temps.
Et j'observe, au travers d'une porte vieillie,
Cette langueur où dort la fragrance des ans,
Tandis que monte, au loin, le chant de l'abbaye.
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