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Après des années de silence, comment vas-tu,
tu es parti si loin de mon espérance, comment vas-tu,
mon frère des quatre cent coups, as-tu vu,
combien les secondes que l'on a vécu,
sont des journées accrochées dans les branches,
aux lianes qui nous suspendent et nous déhanchent,
notre amitié de sang, à l'arme blanche,
coutelas qui grave nos amours et qui tranche,
le vif de nos descentes et de nos avalanches...
Comment vas-tu, toi de la haut qui déclenche,
les orages et les pluies de nos saisons si franches,
belles matinées quand nos pieds s'endimanchent,
avec des chaussures qui partent à l'aventure des revanches,
du temps perdu, mon frère de rires sur nos planches,
quand le clou pointu à transpercer nos pleurs à la tranche,
celle coupée par un ultime regard vers un ciel pervenche...
Après des mois, reviendras-tu à l'ombre de ce chêne,
me dire que les nuages transportent l'idée en nos oxygènes,
pur et simple de cette terre, de nos airs sans gènes,
tu as mis en scène, celle allégorie très homogène,
une rareté dans ces actes où le triomphe est un phénomène,
du premier au dernier avec une fin dans le noir de nos ébènes,
mon frère parti au loin, comment vas-tu...
Comment vas-tu, toi sur ton étoile qui regarde,
mes rêves dans ta lumière d'une lune blafarde,
tu me protèges et tu me mets en garde,
des coups du sort qui me bombardent,
comment vas-tu, toi dans ta nuit qui s'attarde,
sur mon chemin, sur mes erreurs qui pillardent,
tes sourires et tes mots, toi mon frère de garde,
comment vas-tu, il y a si longtemps...
Penses bien à toi F. , ton grand frère Didou
Didou écrit le 22 01 2014
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