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Soir sur la ville
La ville, sous un dais vaste et opalescent,
Dans la géométrie sordide des volumes,
S’endort dans un soupir malade et sénescent,
Tel un souffle affecté par l’étreinte des rhumes.
Rien ne s’anime dans cet été finissant,
Livide, tout empli de souvenirs posthumes,
Qu’un sommeil langoureux rend tout déliquescent,
Tandis que, lentement, les heures se consument.
Aucun vol ne traverse un ciel décoloré,
Etranger aux lueurs des horizons splendides ;
Mon rêve se limite au relief mordoré
De ces hautes parois qui longent les rues vides
Et dont l’ombre matraque avec un assommoir
Des êtres désoeuvrés, croulant de désespoir.
( 1981)
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