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Plus claire qu'un diamant taillé,
plus limpide qu'une mer d'océan,
elle a ce poids aux litres émerveillée,
dans la gorge d'une main de géant,
elle abreuve nos sillons et nos rides,
dans les champs aux épis arides,
c'est une eau sauvageonne , indomptable,
qu perce à jour les esprits inaltérables...
Plus pure qu'une averse de grèle,
aux flocons de neige si frèle,
qui se posent en papillon sur l'intemporel,
cette eau sauvage c'est du surnaturel,
qui étoffent nos habits corporels,
elle assèche nos pluies de querelle,
imperméable aux sources du temps aquarelle,
elle colore nos vies sous les passerelles...
Plus transparente que le mur du son,
elle entend nos vagues et nos moussons,
tempête intérieure qui rythme nos moissons,
à nos éclosions , elle est sauvage à ces buissons,
ardente et dévastatrice à nos fenaisons,
quand elle descend des cimes à foison,
elle est torrent et arpente nos liaisons,
dangereuse elle se mêle à nos poisons...
Eau sauvage, existe-t-elle encore,
dans nos prairies qui jeunent le vert décor,
plus vitre qu'une marée d'orages, elle dévore,
elle s'amasse dans les ruisseaux sans accords,
parfaite dans nos faiblesses, elle adore,
nos puits et nos étangs à l'aube de nos aurores,
sauvage dans les fôrets, émeraude d'une flore,
elle éclose nos boutons en mangeuse et carnivore,
elle est sauvage et le restera à une défense unicolore...
didou écrit le 15 11 2014
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