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Sur de tristes chemins incertains et pierreux,
Sur des routes usées remplies de nids de poules,
J’ai vu bien des humains errants, j’ai vu des foules
Habillées d'oripeaux, de hardes, ventre creux ;
Pauvres hères maudits, affamés, malheureux,
Aux orteils ruisselants de bubons et d’ampoules,
La tête camouflée dans l'ombre des cagoules,
Pour cacher leur misère et leurs cheveux terreux.
La plupart se traînait dans d’antiques souliers,
Aux parfums capiteux s’élevant de leurs pieds,
Semelles abolies dans un bruit de ventouse.
Aidant un jour l’un d’eux au teint couleur de cendre :
<< Comment t’appelles-tu ? – Je me nomme Alexandre,
Je ne chausse pas grand et seulement du douze ! >>
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