|

Déferlantes si lentes qui dérivent sur la vague,
vagues sur le fond qui tapissent les abysses,
abysses sous la forme de l'or bleu qui divague,
divague l'eau en nage qui ronge les os en arêtes sur la cuisse,
cuisse de Jupiter sortie en tissus de cril dans la gueule des baleines,
baleines qui ouvrent leur parapluie à cet or bleu sans haine...
l'haine sur les côtes d'émeraude où l'azur côtoie ce bleu,
ce bleu, turquoises en pierres,marines de tableaux en bâbords,
bâbord, le tricorne chasse l'or en pirate à la tête de mort,
mort pour un borgne qui ne voit plus rien de cet or si ambitieux,
ambitieux qui coule de source, une eau qui crie mille sabords,
sabords, où l'âge des flibustiers devient fantôme en ces lieux...
Lieux de navires en galère sur les ouragans qui grisent ce bleu fluor,
fluor de tempêtes où transpirent les gouttes d'averses,
d'averses qui affolent le sextant dans le compas de l'oeil retord,
retord , machine toute arrière quand l'écume bouleverse,
bouleverse la boussole du nord au sud en or bleu de cascade,
cascade qui s'échoue sur la plage aux rochers en embuscade...
Des pôles qui épaulent la migration vers d'autres mers en sirènes,
sirènes charmeuses avec leurs chants d'imprévus, alarmes de scènes,
scènes qui coulent en larmes sur le front de nos joues en or bleu,
bleu comme l'enfer, doux le tendre qui procure le merveilleux,
le merveilleux conte du bleu de l'or, eau transparente d'éclats,
d'éclats de coquillages où la lune donne la permission à la tortue,
à la tortue de revenir sur le doré de sa naissance et de son apostolat,
son apostolat, celui-là vaut de l'or bleu avant que l'on ne le tue...
déclaration fait par l'or bleu, ne touchez pas à mon immensité...
Didou écrit le 20 12 2014
|