Petits Reflets De soi

 

Mes poèmes - Livre d'or - Moi

 

Les poissons verts

le mardi 30 décembre 2014, à 13:49. Posté par Zé


Ah je voudrais oublier les paroles
Qui autrefois conjuraient le grand froid
De ma solitude quand sa gondole
Me menait par ses longs canaux étroits.

Ma main cherche sans ne trouver plus rien.
Hier ma poche était tellement pleine !
Tout ce que désormais elle contient
N’est que de l’ennui, salé de ma peine.

Elle affirmait que mes yeux ressemblaient
Dans un océan, à des poissons verts...
Et moi je croyais ce qu’elle disait,
J’habitais ce royaume en pleine mer.

Comme une harpe soupirant d’amour,
Le vent jetait ses larmes dans la brise
Et nos corps les cueillaient dans le velours
Des vagues avant qu’elles ne se brisent.

Aujourd’hui, mon regard est retourné
A l’aspect qu’il a toujours eu au fond :
Une grotte pleinement émergée
Inapte à piéger quelconque poisson.

Oui je voudrais disperser ces paroles
Et guérir enfin du son d’une voix...
Mais son écho reste une flèche folle
D’hier et d’eau, qui me foudroie parfois.





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commentaires ( 14 ) (Ajouter un commentaire)
Imparfaitlibre le mardi 30 décembre 2014, à 17:40
Toujours beaucoup de douceur et de tristesse dans tes écrits et c'est pour cela que je les aime tant!!!!!
Bises mon cher José, contente que tu sois revenu et au plaisir de continuer à te lire même si je ne commente pas à chaque fois!!!!

euphonie0 le mardi 30 décembre 2014, à 21:26
La douceur de ton écrit est émouvante
Quand on aime un être, c'est pour l"éternité
Amicalement

domidom le mardi 30 décembre 2014, à 21:43
Un souffle de nostalgie qui apporte toujours beaucoup d'émotions... Comme c'est agréable de pouvoir enfin te lire et te relire....
Bonne année mon cher José, et que pour toi, comme pour beaucoup d'entre nous, 2015 soit une année de réussite et de grand bonheur...
Domie...

bluegirl le mardi 30 décembre 2014, à 22:20

Des mots d'hier et d'eau, et les traces magiques d'un amour qui s'estompe. Très belle inspiration !
Amicalement, mespoemes.net/bluegirl.

Philip de Berg (JARDIIN DE LUNE) le mercredi 31 décembre 2014, à 09:43
Mon cher José. J'ai eu beaucoup de plaisir et surtout beaucoup d'émotion à lire ce nouveau poème.
A la lecture de ton dernier quatrain, j'avais de l'eau dans les yeux.
A ces "poissons verts" je pense en parallèle aux Poissons d'Or que Debussy a composé pour le piano.
J'avoue t'envier d'écrire si joliment. J'ai fais plus d'une fois l'aveu que je ne sais plus écrire comme cela. De surcroît, je me l'interdit. Tu as de la chance, moi qui suis si sensible, aujourd'hui, certains ne me lisent plus ni ne me commente. C'est une blessure souvent.
Mais je reviens à ton poème, mon égoïsme revient souvent et me fait trop parler de moi.
Je reprendrai mot pour mot ce que te dit Euphonie (Marie) : ton écrit n'est que douceur et, le thème qu'il exprime en plus de cela, c'est cela qui le rend émouvant.
Eh bien, maintenant que tu es revenu "chez nous, chez toi" (je veux parler de mespoemes.net, reste parmi nous, hein, ne t'en vas pas de sitôt. Je te souhaite les meilleures chose au monde pour cette nouvelle année qui arrive. Amitiés sincères. Philip.

José le mercredi 31 décembre 2014, à 11:25
Merci ma chère Imparfait de tes apparitions quasi miraculeuses (je sais à quel point tes activités t'absorbent), et d'aimer ce que je peux écrire qui, je le sais, tourne souvent en rond.
J'espère que toi aussi, à l'occasion, tu nous referas l'amitié d'un de ces poèmes de grande classe dont tu as le secret et qui émerveillera tout ce petit peuple de mes poem.net.
En l'attendant, je te souhaite le meilleur pour la nouvelle année, grosses bises.

José le mercredi 31 décembre 2014, à 11:30
Merci Euphonie, tu as raison un grand amour ne s'oublie pas facilement, il cimente la vie de bonheur mais la rend vide de sens quand il s'évanouit. Une part de l'esprit reste indéfectiblement tourné vers le grand rétroviseur des souvenirs, malgré le temps qui suit son cours, et ce même s'il apporte avec lui d'autres satisfactions.
Amitiés et meilleurs voeux pour la nouvelle année.

José le mercredi 31 décembre 2014, à 11:41
Merci ma douce Domie, j'en profite pour te souhaiter très affectueusement le meilleur du meilleur pour cette année qui déboule à grands pas. Grosses bises.

Bonjour Bluegirl, merci pour ce petit mot. Tu sais, la personne dont je parle ici (comme dans beaucoup d'autres poèmes) n'avait pas une once de poésie à l'esprit; elle n'aurait donc jamais pu comparer mes yeux à des 'poissons verts' (d'ailleurs elle n'a jamais lu un seul de mes poèmes). Paradoxalement, elle est l'inspiratrice de mes meilleurs textes. Va comprendre...
Je t'embrasse et te souhaite une excellente année 2015.

José le mercredi 31 décembre 2014, à 12:03
Mon cher Philip, ton talent d'écriture n'a rien je t'assure à envier au supposé mien, qui , comme je l'écris à Imparfait, invariablement tourne en boucle autour de la même thématique.(Je ne sais m'en défaire, mais en même j'en retire apaisement et satisfaction).
Avec ta sensibilité et ton éclectisme, je te considère comme l'un des meilleurs virtuoses des mots sur ce site, d'autant que tes écrits incitent toujours à la réflexion et donc aux échanges.
Tu sais combien je suis attaché à ceux-ci, mais malheureusement, la rentrée m'attend avec un lourd emploi du temps (de nouvelles responsabilités que je suis loin encore de maîtriser) et je devrais à nouveau délaisser un peu le site, mais, je continuerai à vous lire ponctuellement, et toi en particulier.
Je te souhaite une très bonne année 2015. Sois assuré de ma profonde amitié.

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mercredi 31 décembre 2014, à 17:45
Merci mon cher José pour la gentillesse de tes propos à mon égard. Oh, tu vas encore disparaître. Je comprends, ce que l'on appelle "des responsabilités" das le travail, j'en ai eu et ça accapare. Mais je te dirai quand même "trouve le temps d'écrire", l'écriture d'un poème est un moment magique qui apporte de l'apaisement, quel que soit le thème du propos poétique. Tu penses tourner en boucle. Et moi donc. L'essentiel est d'exprimer ce que l'on a envie d'exprimer et de faire partager. Et nos vers en fait ne sont jamais tout à fait les mêmes/ Je te souhaite une très bonne année 2015 et t'assure aussi de toute ma profonde amitié. J'ai une détestable tendance à vouloir toujours me justifier (le relent de blessures qui viennent de l'enfance). Alors je ne vais pas y couper par ce propos : je n'ai pas évoqué le fait que mon écriture pâlit de jour en jour pour me faire plaindre ou que l"on me dise le contraire. Tu le sais bien, nos mots parfois ne revêtent pas la force émotionnelle que l'on voudrait leur donner. Lassitude, parfois. Je crois que c'est la première fois que tu nous parles un peu de "l'origine" de ta thématique et que nous dis que finalement tu en retire apaisement et satisfaction. Tant mieux et ton écriture s'en ressent avec beaucoup de douceur et de délicatesse. Tu évoques ma sensibilité. Eh oui, c'est évident. Mon éclectisme ? Je suis un "ogre de culture" comme on me l'a dit un jour. Ca ne fait pas de moi un savant mais quelqu'un de curieux de tout. L'éclectisme de ma poésie, par contre, n'est qu'un faux semblant. Ainsi, s'il est probable que mon prochain poème s'appelle "les nymphes obséquieuses", je puis te faire l'aveu que je me fiche totalement d'écrire sur des nymphes qui, de surcroît seraient obséquieuses. Pas brillant hein de faire un tel aveu , Mais il y aura peut être de jolis mots, de jolies phrases. Je poste sur le site, aujourd'hui plus encore pour exister, rien que pour exister avant que l'on ne m'oublie définitivement. Par contre, il est une autre forme d'éclectisme auquel je suis très attaché. C'est la véritable définition du mot, d'essence philosophique, qui désigne cette sorte de méthodologie du philosophe à chercher ce qu'il y a de meilleur dans les différents courants de pensée (y compris religieux). Je dis cela parce que j'ai besoin de cela pour essayer de comprendre le monde et donc et surtout de me comprendre moi-même. Or je constate que beaucoup d'ami(e)s sur le site, à commencer par toi n'ont pas besoin d'un mode discursif de la pensée aussi conséquent. Tu es, vous êtes, infiniment, profondément. J'en suis très souvent "baba". Et c'est en cela que je vous envie. Quelle imbécile je fus, pour donner un exemple, de m'être interrogé un jour sur ce sujet de thèse de philosophie "peut-on philosopher sur la pluralité des philosophies
Il suffit de lire tes poèmes comme « le jour de l’infinie quiétude », « mourir debout » ou tes récents poèmes pour plonger directement au cœur de ta pensée, d’y puiser des émotions universelles, sans passer par une austère et souvent stérile case « philosophie ». Continue à écrire comme cela mon ami. Tes vers dégagent tellement d’émotion et se suffisent à eux même. Je t’adresse encore toutes mes amitiés. Bien à toi. Philip.

José le mercredi 31 décembre 2014, à 19:58
Philip,
La philosophie n'est pas un jeu intellectuel 'austère et très souvent stérile' (ce fut l’une de mes matières préférées en terminale avec une prof géniale), elle n'est pas déconnectée de la vie et tu le sais fort bien. Elle est au contraire en son cœur en posant ces questions légitimes et fondamentales qui aident à mieux comprendre le monde et à agir sur sa propre vie, comme tu l'écris toi-même. Je comprends donc parfaitement le point de vue que tu développes.
Tu as cette chance et ce pouvoir de la pensée nés de cet éclectisme dont je te parlais et que je suis très loin d’avoir, alors surtout ne t’en excuse pas, car tes écrits en sont empreints et c’est ce qui fait aussi leur valeur.
Mes écrits, comme beaucoup d’autres, sont circonscrits au seul registre de l’émotion, peut-être ‘se suffisent-ils à eux-mêmes’ mais ils ne peuvent pas avoir la portée ni la valeur des tiens.
Pour finir, je te retournerai exactement le même conseil que celui que tu me donnes : Ne doute pas et « continue à écrire comme cela mon ami. » Pour le plaisir de tous.
Ma profonde amitié,
José.

imparfait le vendredi 09 janvier 2015, à 09:04
Hé hé, j'y pense sérieusement puisque je viens de finir d'écrire un poème, alors pourquoi ne pas le poster!!!!
En tout cas merci mon ami pour tes encouragements et j'avoue que toi et lola, vous êtes un peu responsable de cette nouvelle envie d'écrire.
Grosses bises et à bientôt de te lire

José le dimanche 18 janvier 2015, à 19:48
Merci Imparfait pour le très beau cadeau de ton retour avec 'Le Temps'.

Ce temps serein, sans origine et sans conclusion, 'avalanche' continue qui file depuis la nuit des temps.

Et en même temps, ce temps qu'appréhende notre conscience, y décelant des bonheurs, des épreuves, et parfois, en d'aigües 'étoiles', des regrets comme très joliment tu l'écris, car elle sait bien que le temps passé, perdu ou gaspillé ne se rattrape jamais.

Bises... et reviens-nous encore!

Imparfait le lundi 19 janvier 2015, à 19:37
Merci du fond du coeur, pas toujours facile de trouver du temps mais j'essaie et je vais attendre que les soucis de sécurité soient réglés avant d'ouvrir mon espace com.
Bises cher José et à bientôt de te lire.

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