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Pas un poil ne dépasse dans ce chaudron en cuivre,
la chaleur monte au rasage tel un feu qui délivre,
une confiture, un baume à l'après d'une écume,
mousse légère sur le visage ou sur la tartine,
une moustache au dessus de la lèvre qui hume,
réelle dégustation que la rhubarbe taquine,
notre palais, mélange d'amer et d'acidulé,
et du rasoir à la passoire dans le bocal inoculé,
d'un goût sur la gifle qui reçoit une tarte,
vous voudrez bien mettre ce menu à ma carte...
Marmelade d'une racine, le poil est hérisson,
piquants surprenant la bouche qui frôle la joue,
pâte feuilletée qui enfourne cette mousson,
la rhu(barbe) prend cette brosse et se rabroue,
dans le jardin potagé au raz le bol de si près,
de vous mesdames et messieurs gourmands auprès,
de ma blonde barbe en rus qui dévale dans le gosier,
la moustache se frise sous les feuilles vertes,
une rosée vient apposer son rosé à la découverte,
d'un champ en bataille, fleurs du matin ouvertes,
au goût de l'amer ou de la fraiche vanille en gousse,
la rhu(barbe) se lave la figure en déconfiture,
sous le feu ardent de la lame effilée sous la frimousse..
La rhu(barbe), elle me barbe à la découpe en dés,
confites sur une tartelette à la pâte brisée,
il fallait , je vous dit bien oser,
écrire ce poème avec son audace chapardée,
dans l'allée du gardien de mes rêves,
ceux du petit matin où je dois me raser,
les murs avec une odeur de café en brève,
rencontre de ma tête avec mes yeux évasés,
et déjeuner avec de la rhubarbe qui dit c'est pas la grève...
DIdou écrit le 28 12 2014
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