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Les crapauds et les grenouilles se mouillent les cuisses,
dans la marmite de la sorcière aux yeux noirs de sévices,
le feu de bois renait de ces cendres aux ombres factices,
une potion imbuvable vient boire à la mare des supplices...
La corne d'un boeuf donne du fumet à ce breuvage,
aux rats maudits dont la vue s'éloigne de ce pâturage,
le chaudron bouillonne d'impatience tel un poison de rage,
la mare aux diables est un marais mouvant de commérages..
Les herbes folles promettent des hallucinations dans cette histoire,
la diablesse a tourner plus de sept fois la cueillière à ce tourbillon noir,
tant de velléité , de mensonges seront dits à l'ingurgitation d'y boire,
la mare aux diables est un endroit si pernitieux aux sombres couloirs.
La mare aux diables, étang de taupes et de vipères qui piquent l'épeire,
l'araignée a tisser sa toile, aux scintillement d'une lune de terre,
la mare aux diables, le poète ne peut écrire avec sa plume si douce,
que le dégoût , un ragoût mitonné par un diable qui a la frousse...
version personnelle de la mare aux diables...
Didou écrit le 29 08 2014
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