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*SOUVENIRS D’AUTOMNE.
Des vagues vertes s’étendent à perte de vue,
Elles ondulent mollement sous le souffle du vent;
De temps en temps une tache rouge imprévue
Tranche brutalement sur ce bel agencement.
Sur le sentier ,appuyée sur un pied de vigne,
Je regarde ces rangs impeccablement alignés,
Je me rappelle autrefois, et ce calme le souligne,
Quelle différence quand la vie y trépignait .
Des rires fusaient joyeux ainsi que des chansons,
Par-dessus chaque rang ,malgré le travail rude,
Tous reprenait en chœur le refrain à l’unisson
Cette coutume , par ici ,est tombée en désuétude.
Je me souviens encore de cette grande bonhomie,
Qui présidait partout en ces jours de vendanges,
Des grands sourires éclairant les physionomies
De tous ces gens dont je chante les louanges.
A la nuit ils rentraient fatigués ,mais heureux
Malgré ce dur labeur accomplit en équipe ,
Avant de se coucher, ils écoutaient un violoneux
Religieusement en fumant une dernière pipe.
Toutes ces traditions se sont perdues peu à peu,
On ne rit plus dans ces terres de Charente,
En se modernisant elles se sont mises hors jeu,
Moi , je préférais l’organisation précédente.
Où sont les vendangeurs qui d’un geste pressé
Ramassaient ce fruit bénéfique avec entrain ?
Tout au loin , on entend un halètement discret…..
C’est une grosse machine qui ramasse le raisin.
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