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Alcoolique
Il parle d’une voix avinée,
Appuyé au montant de la porte,
Et je pense d’un air égaré,
Mon Dieu! Que le diable l’emporte….
Se tenant debout avec peine,
Il se soutient au mur du couloir,
Je recule sous son haleine,
L’homme est complètement noir.
Une odeur flotte, fétide,
Pourtant , je ne sais comment,
Il peut boire tant de liquide,
Et ceci presque constamment.
C’est, chez lui une habitude,
Car, dès qu’il touche son argent,
C’est devenu une certitude,
Il dépense inconsidérément.
Il va à la grande surface,
Distante de trois kilomètres
Que voulez vous que je fasse
Quand il ramène des canettes?
Quand je lui tire les Oreilles
Parce que je ne suis pas d’accord
Il revient avec plein de bouteilles,
Ses sacs de courses remplis à ras bord.
Après le déjeuner , il s’endort,
Pour cuver toute sa vinasse,
Et je trouve cela un peu fort,
De dormir comme une masse.
Cependant, au milieu du mois,
Alors que ses dettes sont payées,
Pour l’aider à conserver son toit,
Je dois aussitôt prendre le relais.
Pour ses problèmes d’addiction
Son médecin me conseilla,
Il faut beaucoup de précautions,
Pour qu’il ne se martyrise pas.
C’est vraiment un homme charmant,
Quand il est dans un bon jour,
Mais je dois dire qu’en ce moment,
Il boit encor, encor et toujours.
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