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Anniversaire, ma Sœur.
Nous n‘irons plus au bois ma mie,
Tu es partie me laissant sur la rive,
Tu as traversée, seule, cette rivière en furie,
Et je plie sous cette douleur vive.
Tu as quitté ce monde de misère,
En t'effrayant de nous abandonner,
Tu baignes, maintenant, dans un halo de lumière,
Nous nous sentons en partie rassurés.
Depuis ce temps toujours je pleure,
Le chagrin ne s’est jamais effacé,
Intact est encore la douleur
Comme au jour de ton décès.
J’aurai dû déjà te rejoindre,
Mais des médecins m’ont sauvé la vie.
Tes enfants et les miens réunis
S’unissent pour que ma vie soit douce ici.
Mes yeux se sont en partie délavés,
Mes cheveux ont maintenant blanchis.
Et cependant je pense encore bouleversé
A ce qui nous a tant unis.
Nous n’irons plus gambader dans les près
Comme au temps de notre folle jeunesse,
Mais je n’ai jamais pu oublier
Ton amour, ta grande tendresse.
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