|
MONTAGNE NOIRE
Debout derrière la barrière,
Je voyais des planeurs s’élever,
Et je pensais que la frontière
Ne pourrait pas les arrêter.
Le temps était magnifique,
Pas un souffle de vent bruissait,
Et sous ce ciel, c’était magique,
De regarder ces oiseaux s’envoler.
Je suis montée à la montagne noire
Pour voir voler, encore une fois,
Ces grands oiseaux, qui sans espoir,
Retournaient sans cesse vers moi.
Des jeunes, de tout horizon,
S’affairaient aux alentours,
Ou dormaient sur le gazon
Comme s’ils étaient devenus gourds.
Le temps, hélas, passa très vite,
Et je dus bientôt me résoudre,
A quitter ce paisible site,
Avant que le frappe la foudre.
Je redescendis vers la ville,
Que je voyais briller au loin
Et c’est d’un pas tranquille,
Que j’arpentais ce chemin.
Près de lac Saint Ferréol,
Un moment, je me suis reposée
Et, dans une sarabande folle
La pluie s’est mise à tomber.
(publié le 20 avril 2013)
|