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Voici cet humble écrit avec un brin d'amour,
Parfumer de tendresse, en connais-tu le thème?
Il coule de mon cœur comme l'azur du jour,
Mon âme te l'adresse en couchant ce poème
Pour toi qui ne sait plus l'ivresse d'une fleur,
Ecoute le ruisseau d'une plume immortelle!
Mes mots sont des œillets d'une pâle douceur,
Mais rien n'est contrefait, ma main reste fidèle
Au miroir de tes yeux, qui sait tant m'émouvoir,
Tout cet or merveilleux, que ta beauté m'inspire
Vient fleurir mon esprit, j'aime le laisser choir
Sur un soyeux vélin, pour mieux te retranscrire,
Mes beaux instants d'amour à l'ordre de ta voix,
L'insondable trésor que ta robe en dentelle
Recouvre de soleil, quand s'avancent mes doigts
Sur ta peau d'amandier, devient mon hirondelle,
La sève dans mon sang que ton charme bénit,
Arrose ma pensée il neige la douceur
On dirait que le ciel, s'y repose sans bruit
Pour endormir un ange effeuillant le bonheur,
Cette rose est sublime avant de la cueillir,
Ronsard l'avait bien dit, sa gloire est éphémère!
Mais rien ne peut atteindre avec tant de désir,
Le nectar foudroyant que son plaisir confère.
Tout au fond de mon cœur, bien clos par un fil d'or
Sur un lit de velours, ton étoile poudroie,
C'est un coquelicot pour ma sergent-major,
Un filet d'eau sauvage où mon raison se noie.
J'ai posé sur le temps le parfum de ton corps,
Rien ne saura jamais avoir tant d'importance
Que ton teint d'Orient, et c'est sans un remords
Que mon âme se meurt en perdant ta présence.
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