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Au ciel, l’azur cède la place,
Griffe d’acier d’un bleu profond,
Au soir qui grise sa surface,
Prenant de l’instant possession.
Ogre céleste meurtrier,
L’horizon, taché de vermeil,
Revient du macabre banquet
Où vif il saigna le soleil.
Mornes, les vagues se retirent,
Endossant la teinte d'ébène
De l’obscur sable où expire
L'ultime lueur, humble, vaine.
Et dans le noir le vent recueille,
Couvrant la mer austèrement,
Mes pensées vides qui s’endeuillent
D'un nouveau jour mort sur l’estran.
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