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L'obole académique
Que tu verse à chacun
Venin psychédélique
Des avenirs sans lendemain
Le bâton frappé
Sur scène, à chaque entrée
Sonne le début de la fin
Du rêve, de son écrin
Et le bipède sans aile
Perdues dans la chute
Se voit délivré par elle
Et replonge, et rechute
A chaque battement
Ressentir l'absence, le repentir
Vivre amputé de tes reins
Accusé de mentir
Alors que le corps
Réclame à grand cri
Ta main comme un sort
Ton étreinte comme un répit
Je m'éveille à nouveau
Dans un sursaut, la nuit
A l'odeur de ta peau
Aimée jamais onnie
Alors je cherche des alliés
La raison, les amis
Mais le corps, l'âme, le coeur crient
Vas la retrouver
Et la terreur en dernier recours
D'y trouver l'Autre sans nom
Seule allié je cours
Me cacher seul dans notre maison
Pas le nid,
Ou je suis venu
Implorer ton aide, nu
Face à ton dépit
Je ne sais pas
Ne pas t'aimer
Mais j'apprend à petit pas
A vivre sans te toucher
Amère est la pilule
Que j'avale chaque matin
Vivre sans tes mains
La torture du pendule
Puisqu'il faut bien passer la nuit
J'appelle à mon secours le roi
Des enfers puisqu'il héberge, ma foi
Les cauchemars, de mes décennies
Ne porte pas le regard sur ton désastre
Et continue ta route, ta roue
Je vogue sans toi, sans astre
Tu me manque et je meurs, c'est tout
Peut-être ne peux-tu entendre
Que je t'aime sans me rendre
Et que je choisi la mort
Plutôt que d'accepter ton sort...
Les autres sans tes yeux
Sans moi mes efforts
Je meurs et je te veux
Malgré moi très fort...
Alors que la ville
Et son cortège de cadavre
A grands pas défile
Face au naufrage
Bien que le doute m'assaille
Que je prie pour te retrouver
Je te vois t'éloigner
La survie vaille que vaille
Mais la lutte est sans rage
Sans rancune
Tu règne sans partage
Sur chacune
Soumis à ton pouvoir
Je ne lutte plus
J'attends sans trop d'espoir
Un autre début
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