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Mon cœur brisé, à tout entendu, à la dérive, il cherche une île pour accoster, pousser par le vent, mon cœur pourrait s’échouer sur l’île du Bonheur.
Mais cette île du Bonheur n’existe que dans ma tête, c’était une fête qui illuminait mes jours de liberté les plus dur.
C’était mon nouveau départ, vers une vie inconnue, mais vers ma liberté.
Mais en cinq minutes mon cœur à rencontré un rocher, sa coque s’est de nouveau abîmée,
Seule… positivité dans tout cela, c’est que je n’aie plus de larmes, elles m’ont aussi abandonné, mes larmes je les aie laissé errer à tout vent, à la recherche d’un monde meilleur.
Mais ce monde existe t’il ? Est-ce un rêve, encore la vie qui me joue des tours, qu’elle farceuse cette vie finalement, elle me sourit, rebondit, fait des sauts, et BOUM ! En plein dans le mur.
Y a-t-il des rescapés ! Je ne sais pas, qu’importe puisqu’il n’y a aucune grâce dans mon monde.
Seule les peines sans sursis, des condamnations à Vie.
Je suis née esclave de la vie, esclave en attendant l’éternité…
Esclave à tous jamais dans cette inhumanité ou je ne me reconnais pas.
Petite fleurs blessait, sous une pluie de nuages, apportant la grisaille, se laisse manger par des petits vers voraces, jusqu’à l’étouffer et la faire mourir.
***
« Votre douleur est cette fissure de la coquille qui renferme votre entendement.
Et comme le noyau du fruit doit se briser afin que le cœur puisse se tenir au soleil,
ainsi vous devez connaître la douleur.
Si votre cœur pouvait continuer de s'émerveiller des miracles quotidiens de votre vie,
votre douleur vous semblerait aussi merveilleuse que votre joie,
Et vous accepteriez les saisons de votre cœur,
comme vous avez toujours accepté les saisons qui traversent vos champs.
Et vous observeriez avec sérénité les hivers de vos chagrins.
Une grande part de votre douleur est choisie par vous-mêmes.
C'est la potion amère avec laquelle le médecin en vous guérit votre Moi malade.
Ayez confiance en ce médecin et buvez donc sa potion en paix et en silence.
Car sa main, bien que rude et pesante,
est guidée par la tendre main de l'Invisible.
Et la coupe qu'il vous tend, bien qu'elle vous brûle les lèvres,
a été faite de cette argile que le Potier a mouillée
de Ses larmes sacrées. »
Khalil Gibran
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