|
5 heures du mat, j'ai des frissons,
aujourd'hui, encore, je suis planton,
et je vais et je viens
et je fais mes 100 pas
Et je me fais le lien,
entre la porte et son pas.
5 heures 15, bon sang que c'est long,
si ça continue, je vais finir glaçon
Et je marche de large en long
et je marche en soupirs,
et je marche, crénom
frère d'armes, ne vois-tu rien venir ?
5 heures 30, bientôt la relève,
et le début de la trêve,
alors, je ralentis la cadence,
alors, je prends tout mon temps...
mais manque de chance,
voilà ti pas l'adjudant,
5 heures 45, je me suis faut sermonner,
mais je m'en fous, la retraite va bientôt sonner.
Ecrit en 1984 pendant mon service militaire
|