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Désormais que je laisse mourir
Une partie de moi
Amputé il me faut a nouveau souffrir
Loin de toi
Puisqu'on ne peut reprendre
Ce qui a été donné
Il me faut donc tout apprendre
Tout réinventer
Accepter l'apprentissage
Au bras de la patience
Du goût des choses, de leur sens
Ne pas mourir, rester l'otage
Mes nouvelles maitresses,
Cursives couchées sur le papier
Me bercent, me caressent
Sans jamais m'empoisonner
Et quand l'amour s'invite
Au fil des pages
Derrière les masques, les vitres,
Il y a toujours ton visage
J'attendrai donc au château d'If
Que termine ma pénitence
Le souvenir toujours vif
Tirera un jour sa révérence
Au bras de ma solitude
Plus jamais seul,
Le bonheur comme certitude
Et l'amour dans un linceul
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