|
Et l'on revient toujours à l'ombre des vergers,
sous les arbres fleuris, qui forment une tonnelle,
dans ce doux paradis de soupirs, de dentelles,
cet endroit enchanteur parsemé d'églantiers.
Le chant que tu émets, en te baignant dans l'onde
belle, nue et fragile, est comme un cri naissant,
tu vis, à plein temps, la douceur du printemps,
des gouttes d'or ruissellent de ta chevelure blonde.
le ruisselet, sous le cresson, gazouille,
j'aimais alors la blondeur de ton corps aimant,
les images s'estompent, peu à peu, doucement,
mais encore et toujours, le petit ru s'écoule...
Je me souviens, tu sais, nos premiers mots d'amour,
mon cher petit coeur, lorsque tu as osé
me confier tes plus tendres et tes plus beaux secrets,
dans le fond du jardin, au déclin d'un beau jour.
Et l'on est revenu, comme on le fait toujours,
dans nos rêves bleutés, comme ceux des enfants,
vivre encore une fois la fraîcheur du printemps,
à l'ombre du pommier de nos premiers amours.
|