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Regardez les mourir : ces géants tous massacrés,
Des arbres, si vivifiants, ils sont décapités,
Tout devient biscornu, le hideux bienvenu,
La laideur est venue, l'horreur advenue !
Des profondeurs, je crie : à voir la destruction,
J'ai mal au coeur, voyant le noir pour partition,
Le ciel s'est obscurci, tout est désolation,
Triste décor, pauvre endroit, quelle sûre déréliction !
Lugubre oratorio est arrivé ici,
La nature au tombeau : contemplez l'infamie,
Des géants sont abattus qu'on ne reverra plus !
Mirez ces purs gisants : l'oraison est venue,
La désolation pure : voilà, le résultat,
voyez la triste nature dont c'est le pire trépas !
JEAN DANIEL GIRARD
Pour ce sonnet, cri de douleur, cri de peine, après avoir vu, sur mon lieu de travail, les arbres
défigurés, je signe de mon vrai nom !!
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